Le point à mi-séance
jeudi 4 janvier 2007 12:45 (Cercle Finance) - Aprés deux séances de hausse technique (très forte mardi, symbolique mercredi) les places européennes ont amorcé une franche consolidation dès l'ouverture alors que Wall Street a inversé la vapeur hier soir en milieu de séance (reperdant l'intégralité de ses gains initiaux).
La Réserve fédérale a réaffirmé (lors de sa dernière réunion de décembre)que l'inflation demeurait une source de préoccupation et que des signes de fléchissement de l'activité créaient une incertitude au sujet de la croissance (mais les "minutes" de la FED ont été rédigées le 12 décembre dernier) et les derniers chiffres US traduisent une conjoncture plus "solide", à l'image de l'ISM manufacturier publié la veille.Paris rétrocède 0,85% à l'heure du déjeuner, tout comme Madrid, Londres et Milan tandis que Francfort cède 0,65% et Amsterdam -0,5%.
La baisse s'est amorcée de façon impulsive, avec l'ouverture d'un "gap" sur le CAC40 sous 5.596Pts (après 2 tests successifs des 5.620Pts et l'ouverture mardi d'un autre "gap" au-dessus des 5.553Pts... lequel n'a pas encore été refermé, pour un seul petit point !).
Wall Street devrait rouvrir en repli ce jeudi et le Dow Jones ou le Nasdaq devraient céder- 0,3%.
Le reflux des cours pétroliers (-5% en 24H) pèse lourdement sur la tendance en Europe ce matin, via le repli univoque des valeurs du secteur énergie: Total lâche -1,75%, Vallourec et Technip -3,5%.
Le prix du baril de brut WTI s'échange autour de 58,3 dollars à New York et flirte avec les plus bas niveaux observés depuis novembre 2006 mais également juin 2005.
Au niveau paneuropéen, le DJ Stoxx 600 Energy accuse le coup et cède 2%... et il n'y a pas beaucoup de secteurs qui parviennent à surnager ce midi.
Au sein du CAC, Peugeot (+1,4%) signe l'une des rares progressions de l'indice après un relèvement de recommandation de Citigroup (après celle d'Exane). L'analyste est passé ce jeudi de "conserver" à "achat" et rehaussé son objectif de cours sur le titre de 43 à 61 euros, en perspective de la prochaine arrivée de Christian Streiff à la présidence du directoire du groupe.
Les investisseurs seront attentifs -compte tenu du plongeon du baril- à la publication des stocks de pétrole hebdomadaires, puis en cette veille des statistiques de l'emploi... aux inscriptions au chômage.
Des indications sur la croissance seront fournies par l'indice ISM des services et les commandes industrielles.
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