La clôture de Wall Street

Wall Street à nouveau inquiète pour les taux, Oracle pèse
Wall Street a terminé en légère baisse mercredi, l'hypothèse d'une statistique de l'emploi plus vigoureuse que prévu à la fin de la semaine étant venue contrarier l'espoir d'une baisse prochaine des taux de la Fed. L'indice Dow Jones des trente principales valeurs a clôturé en repli de 0,18%, soit 22,35 points, à 12.309,25, l'indice élargi Standard & Poor's 500 a perdu 0,13% (1,86 point) à 1.412,90 et le composite du marché Nasdaq, à forte composante technologique, a abandonné 0,27% (6,52 points) à 2.445,86. Une étude du cabinet ADP a indiqué mercredi que le secteur privé américain avait créé 158.000 emplois en novembre, davantage que les 125.000 attendus. Cet indicateur, qui n'inclut pas les employés de la fonction publique contrairement à la statistique mensuelle du département du Travail, est venue suggérer que les chiffres de l'emploi du département, dont les économistes attendent vendredi 110.000 créations de postes, pourraient être sous-estimés. L'hypothèse d'une baisse prochaine des taux de la Fed, alors que celle-ci se réunit la semaine prochaine pour décider probablement de s'en tenir une nouvelle fois au statu quo monétaire, s'en trouve contrariée. "Les chiffres d'ADP ont provoqué certaines ventes sur le marché obligataire, et la légère hausse des rendements qui a suivi alimente peut-être l'idée que la Réserve fédérale n'abaissera pas ses taux directeurs tant que le marché de l'emploi résistera", commente Peter Boockvar, stratège actions chez Miller Tabak & Co. Par précaution, les intervenants en ont profité pour prendre leurs bénéfices après deux séances de gains vigoureux à Wall Street. INQUIETUDES POUR LES PERSPECTIVES DANS LES LOGICIELS Du côté des valeurs, l'éditeur de progiciels Oracle a pesé sur les technologiques en trébuchant de 5,2% à 17,88 dollars, signant au passage la lus forte baisse du Nasdaq. Lehman Brothers a estimé que l'heure des prises de bénéfices avait sonné car à ses yeux, le spécialiste des solutions de bases de données pourrait manquer ses objectifs de ventes lorsqu'il publiera ses résultats le 18 décembre. Cet avis a alimenté des inquiétudes pour les perspectives de résultats de l'ensemble du segment des logiciels. Dans le même compartiment, l'éditeur Novell a dégringolé de 5,37% à 5,99 dollars après avoir publié la veille un chiffre d'affaires trimestriel inférieur aux attentes et émis des prévisions qui ont déçu les analystes. Parmi les principales baisses du Dow Jones, Merck a reculé de 0,76% à 44,67, ses objectifs 2007 ayant là aussi déçu certains investisseurs. Le laboratoire a confirmé tabler sur un bénéfice en légère hausse l'an prochain, mais certains intervenants attendaient mieux du groupe pharmaceutique ID:nL06840179. Le constructeur automobile Ford a abandonné quant à lui 4,17% à 7,36 dollars. L'agence de notation Fitch a abaissé sa note de la dette senior non garantie du groupe plus bas encore dans la catégorie "junk", à "B-", Ford ayant revu en hausse sa nouvelle ligne de crédit garantie à 10,5-11,5 milliards de dollars, alors qu'il visait jusqu'ici huit milliards de dollars, et ses émissions convertibles senior non garanties à 4,5 milliards de dollars contre trois milliards auparavant. Les investisseurs n'ont pas non plus apprécié l'annonce d'un remaniement au sein du management de Yahoo, craignant qu'il n'accroisse à court terme les risques pour le géant de l'internet, dont l'action a perdu 2,08% à 26,86 dollars. Du côté des hausses, le premier constructeur mondial d'équipements agricoles Deere a gagné 2,82% à 34,95 dollars sur des informations selon lesquelles il aurait fait l'objet d'une offre de rachat qu'il aurait aussi rejetée, et le deuxième opérateur télécoms américain Verizon a gagné 1,07% à 34,95 après avoir annoncé une accélération de ses rachats d'actions. |


