(Cercle Finance) - Le marché parisien reste ancré dans le rouge et la presion baissière ne s'accroît ni ne se relâche depuis l'ouverture: les fluctuations restent inscrites dans un étroit canal délimité par 5.395 et 5.415Pts.
Le CAC40 qui cède -0,5% ce midi et reste au contact des 5.400Pts, aligne une troisième séance de baisse et porte à 2% son repli depuis mercredi soir.
La journée avait plutôt mal débuté avec le plongeon des marchés asiatiques qui ont connu ce lundi leur pire séance en deux mois, dans le sillage des valeurs pétrolières, la Bourse de Tokyo a replongé sous les 16.000Pts, l'indice Nikkei dévissant de -2,3% cette nuit.
En Europe, le secousse est nettement moins rude et Londres ou Francfort abandonnent respectivement 0,5% et l'Euro-Stoxx50 perd 0,35%.
Vendredi pourtant, les marchés américains avaient su faire preuve d'une certaine résistance (+0,3% pour le Dow Jones, -0,1% pour le Nasdaq), malgré l'annonce d'une chute de 14,6% des mises en chantier au mois d'octobre.
Le Dow Jones a réussi à signer une sixième séance consécutive de hausse, ce qui ne lui était pas arrivé depuis un an, pour établir un nouveau record absolu à plus de 12.350Pts... mais une consolidation de -0,3% ce lundi.
Cette semaine boursière sera tronquée aux Etats Unis par les festivités de Thanksgiving (marchés US fermée jeudi): la haussse résolue des indices boursiers pourrait contribuer à l'entretien d'un "sentiment" de richesse favorisant de belles ventes le week-end prochain, le plus important de l'année pour la grande distribution).
A l'inverse, l'effondrement de -28% des mises en chantiers de logements neufs en un an (dont plus de 14,5% rien que pour le mois d'octobre) pourrait peser sur la consommation de certains ménages en difficulté (surendettés ou victimes de saisies) mais plus globalement, la bonne nouvelle est que l'affaiblissement du marché de l'immobilier réduit les risques d'inflation.
Les prix du bois ont fortement baissé cette année et les cours du cuivre et des autres matériaux de construction s'inscrivent également en légère baisse", indique un analyste américain.
En Europe, l'attention des investisseurs devrait se porter cette semaine sur les dernières enquêtes de conjoncture.
"L'annonce du PIB de la zone euro s'est avérée décevante la semaine dernière, avec une hausse de seulement 0,5% au 3ème trimestre", rappellent les économistes de Crédit Suisse. "Mais ces chiffres pourraient être revus à la hausse et nous nous attendons à ce que cela soit justement le cas", ajoutent-ils.
Ce midi, seul le secteur des produits de base évolue en hausse (+0,2%), soutenu par le fait que Corus ait reçu une offre de surachat (de 5% par rapport à l'offre initiale de l'indien Tata) de la part du brésilien Companhia Siderurgica Nacional (CSN) le valorisant à 4,27 milliards de livres sterling.
A Paris, Rhodia abandonne plus de 3% à 2,25 euros alors que les analystes de Citigroup Smith Barney sont passés de "conserver" à "vendre" sur le titre, avec un nouvel objectif de cours de 2,1 euros. "La dynamique du titre a porté Rhodia bien au-dessus de notre objectif", expliquent les professionnels dans une note de recherche.