(Cercle Finance) Le CAC40 demeure fermement ancré en territoire positif... mais l'on assiste à une lente érosion des gains depuis l'ouverture (l'indice phare établissait d'entrée de jeu un nouveau record annuel intra-day à 5050,5 points) et le gain
résiduel est désormais à peine supérieur à +0,2% (tandis que Londres, Amsterdam, Madrid et Francfort s'adjugent +0,45% en moyenne... et l'Euro-Stoxx +0,3%).
Hier, les marchés américains ont fini en forte hausse (+0,7% pour le Dow Jones, +1% pour le Nasdaq), après une vague de bons résultats d'entreprises (Wal Mart, General Electric) puis des commentaires interprétés comme rassurants émanant d'un membre votant de la Réserve fédérale.
"William Poole, le président de la Fed de St. Louis a donné un coup de fouet aux marchés en déclarant que les perspectives inflationnistes étaient "bien maîtrisées"", souligne Al Goldman, stratège en chez chez AG Edwards (les indices US enregistrent un repli symbolique en pré-ouverture).
Les valeurs pétrolières et parapétrolières sont particulièrement bien orientées (Géophysique gagne +3,7% grâce au quintuplement de son résultat opérationnel): la remontée du prix du baril WTI la nuit dernière (+0,5% à 58,6 dollars) permet à Total de s'octroyer 0,25% à 46E.
Mais c'est Alstom qui demeure la vedette du jour: le fabricant de turbines et de TGV signe de loin la plus forte hausse du CAC (+3,6% à 82,6 euros), alors que les analystes d'UBS sont passés ce matin d'une opinion "neutre" à "achat" sur le titre, avec un nouvel objectif de 95 euros, contre 80 euros jusqu'à présent.
L'autre locomotive du CAC40, c'est Saint Gobain qui bondit de +5% sur des rumeurs d'OPA émanant d'un fond d'investissement (la semaine dernière c'était au tour d'Air Liquide, la précédente, c'était Atos... dans l'ambiance euphorique actuelle, les opérateurs achetent d'abord puis n'analysent la situation qu'en dernier ressort).
La fin de l'après-midi sera ponctuée de quelques statistiques économiques: sont ainsi attendus l'indice Empire State de la Fed de New York, les stocks hebdomadaires de pétrole puis les minutes du FOMC du 25 octobre (ce soir vers 20H).
Le Dollar se ressaisit à 1,2785/E... ce qui apparaît un peu paradoxal alors que Wall Street s'est envolé la veille sur des espoirs de baisse de taux: l'explication provient peut être du recul de la production industrielle en zone Euro (-1% au mois de septembre).
Les ventes automobiles ont en revanche progressé de 3,6% le mois dernier selon l'Association des constructeurs européens, pour un total de 1.209 209 immatriculations (le mois d'octobre bénéficiant de l'effet "Mondial de l'automobile"... puis d'un plus grand nombre de jours ouvrés).