 LA CLÔTURE DE WALL STREET |
Les marchés boursiers américains ont clôturé en hausse jeudi, en particulier le Nasdaq, soutenu par la chaîne de cafés Starbucks, dont les ventes ont plus augmenté que prévu, tandis que le secteur de l'énergie a entraîné dans son sillage le reste de la cote.
Le Dow Jones a gagné 16,08 points, soit 0,14%, à 11.866,69, un nouveau record en clôture. Le Standard & Poor's-500, plus large, a pris trois points, soit 0,22%, à 1.353,22, son plus haut niveau en clôture depuis cinq ans et demi.
Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 15,39 points (0,67%) à 2.306,34.
Les intervenants ont évité de trop s'avancer à la veille de la statistique de l'emploi de septembre. Les économistes attendent en moyenne 125.000 créations d'emplois contre 128.000 en août.
Starbucks s'est octroyé 7,59% à 38,69 dollars après avoir publié des ventes à périmètre comparable meilleures que prévu.
Contre la tendance, Wal-Mart Stores a perdu 2,3% à 48,41 dollars, accusant la plus forte baisse du Dow et du S&P-500. Le premier distributeur mondial a confirmé sa prévision de bénéfice pour le troisième trimestre malgré une croissance décevante de ses ventes en septembre.
Les grands magasins et les distributeurs de vêtements ont à l'inverse connu un mois de septembre étonnamment bon à la faveur de la baisse des prix de l'essence et de la fraîcheur des températures qui a profité aux collections d'automne. Target a ainsi gagné 1,82% à 58,68 dollars.
Sur le marché du pétrole, le brut léger américain a regagné 62 cents à 60,03 dollars le baril. Des responsables de l'Opep ont annoncé une baisse de la production d'un million de barils par jour dès que possible pour endiguer la baisse des cours.
Exxon Mobil a pris 1,07% à 67,32 dollars.
Les déclarations de Charles Plosser, président de la Fed de Philadelphie, ont toutefois pesé sur la tendance. Il a estimé que les hausses des taux d'intérêt ne suffiraient peut-être pas après la récente reprise de l'inflation.
La Fed a relevé le taux des fonds fédéraux de 4,25 points entre juin 2004 et juin 2006. Mais elle a marqué une pause en août afin d'évaluer les effets de son cycle de durcissement monétaire sur l'économie.