La clôture de Wall Street

Wall Street clôture en baisse de 0,87%
Wall Street a terminé en baisse mercredi, la fermeté des cours du brut continuant de peser sur le moral des investisseurs en raison de ses répercussions possibles sur la croissance, au lendemain de la décision de la Fed de marquer une pause dans ses hausses de taux. L'indice Dow Jones des trente principales valeurs a perdu 0,87%, soit 97,41 points, à 11.076,18 et l'indice élargi Standard & Poor's 500 a reculé de 0,43% (5,53 points) à 1.265,95. L'indice composite du marché Nasdaq, à forte composante technologique, a fini lui aussi par céder à la pression vendeuse en fin de séance. Alors qu'il se maintenait en territoire positif jusque dans les derniers échanges, il a finalement terminé de justesse dans le rouge, avec un recul de 0,03% (0,57 point) à 2.060,28 points. Le brut léger américain a terminé en légère progression, à 76,35 dollars le baril, mais après avoir frôlé en journée la barre des 77 dollars le baril, l'annonce d'une forte baisse des stocks d'essence aux États-Unis étant venue s'ajouter aux craintes suscitées par la fermeture du premier gisement de pétrole des États-Unis. Le Dow et le S&P-500, qui gagnaient du terrain dans les premiers échanges après la décision de la Réserve fédérale de laisser ses taux inchangés pour la première fois depuis le début de son cycle de durcissement monétaire engagé en juin 2004, sont rapidement repassés dans le rouge. D'autant que la Fed a également prévenu qu'en cas de persistance de l'inflation, elle pourrait reprendre ses tours de vis . La fermeté du brut a pesé notamment sur les valeurs des compagnies aériennes, l'appréciation des prix du carburant faisant craindre un ralentissement de la demande. L'indice Amex du secteur a effacé 4,04%, et AMR, maison mère de la première compagnie américaine, a trébuché de 3,79% à 20,29 dollars. CISCO RASSURANT POUR LES TECHNOS L'équipementier de réseaux télécoms Cisco a pourtant soutenu le Nasdaq, avec un bond de 14,38% à 19,78 dollars, après avoir publié la veille un chiffre d'affaires et un bénéfice trimestriels supérieurs aux attentes La valeur a réalisé sa meilleure performance en pourcentage sur une séance depuis plus de quatre ans, soulageant un moment les investisseurs sur les perspectives de croissance du compartiment après plusieurs résultants décevants de poids lourds du secteur technologique cette saison-ci. "Les technos ont tiré leur épingle du jeu avec Cisco, et il est évident que cela a un effet de ricochet sur l'ensemble du monde des technologies", commente Todd Clark, responsable trading chez Nollenberger Capital Partners. Mais le brut "n'évolue pas à un bon prix. Et je pense qu'à un certain stade, le pétrole a repris le dessus dans le processus de pensée des intervenants", ajoute-t-il. Du côté des autres hausses, outre les pétrolières comme ConocoPhillips (+1,88% à 68,90 dollars) qui profitent de l'évolution du prix du baril, Federated Department Stores, maison mère des enseignes Macy's et Bloomingdale, a gagné 1,98% à 34,46 dollars grâce à un résultat trimestriel en hausse, imputable notamment à un arrangement fiscal. Le distributeur a également relevé ses prévisions de bénéfices pour le second semestre, ainsi que son objectif de croissance des ventes de ses magasins ouverts depuis au moins un an, porté à la fois au troisième et au quatrième trimestre à 3-5%, contre 2-4% attendu jusqu'ici. La crainte ambiante d'un ralentissement de la croissance économique a en revanche encore affecté les valeurs les plus sensibles aux cycles, et notamment Caterpillar. Le constructeur d'engins de chantier, considéré comme un baromètre de la santé de l'économie a dévissé de 4,3% à 68,52 dollars, contribuant en premier lieu au recul du Dow sur la séance. |
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