La clôture de Wall Street

Le Dow Jones finit étale et le Nasdaq recule
Wall Street termine stable une séance particulièrement heurtée vendredi, tandis que le Nasdaq affiche une perte modérée. Le marché s'est trouvé écartelé entre l'espoir d'une pause du cycle de durcissement monétaire de la Fed, motivée par des signes de fléchissement de la croissance, et la crainte que ce fléchissement ne se transforme en coup de frein sévère. Le Dow Jones était monté durant la matinée en réaction à une statistique de l'emploi en deçà des attentes en juillet et qui donc a nourri l'espoir de voir la Réserve fédérale ne pas monter les taux d'intérêt la semaine prochaine. Mais cette statistique peut être également synonyme de ralentissement des dépenses de consommation, ce qui n'est pas de bon augure pour les perspectives de résultats des entreprises. Le nombre de créations d'emplois a été de 113.000 le mois dernier, contre 142.000 attendues. Surtout, et contre toute attente, le taux de chômage a augmenté, à 4,8%, alors qu'on le prévoyait inchangé à 4,6%. "Une fois que les marchés auront intégré le coup de fouet qu'une pause monétaire peut donner aux actions, il ne restera plus qu'un scénario de résultats de société mitigés et un possible ralentissement économique", explique Kevin Kruszenski (KeyBanc Capital Markets). "Dans de telles conditions, il est difficile de conserver de gros gains". L'indice Dow Jones des 30 industrielles perd 2,24 points (0,02%) à 11.240,35, le S&P-500 cède 0,86 point (0,07%) à 1.279,41, tandis que le Nasdaq Composite perd 7,29 points (0,35%) à 2.085,05. Sur l'ensemble de la semaine, le Dow affiche un gain de 0,18%, le S&P de 0,07%, tandis que le Nasdaq se tasse de 0,43%. Les valeurs technologiques ont subi le gros des pertes et en particulier Apple Computer, qui a annoncé qu'il devrait sans doute reformuler des résultats passés et reporter le dépôt de ses comptes trimestriels du fait d'irrégularités dans la comptabilisation de ses stock options. Apple abandonne 1,85% à 68,30 dollars, après avoir perdu jusqu'à près de 6% en séance. Parmi les technologiques intégrées dans le Dow Jones, International Business Machines a cédé 0,55% à 75,91 dollars et United Technologies 0,27% à 62,57 dollars. Les investisseurs n'hésitent pas à sanctionner les entreprises qui manquent les consensus, au premier rang desquelles les technologiques. Le risque de ralentissement de la croissance, plus de deux années de hausse des taux et la nouvelle crise du Proche-Orient rendent les investisseurs particulièrement nerveux, d'où leurs réactions brutales. Pourtant, dans l'ensemble, les résultats de sociétés, avec une croissance à deux chiffres des bénéfices, constituent une bonne surprise mais ce nouveau contexte de crainte de coup d'arrêt à la croissance fait qu'ils ont du mal à s'imposer à des investisseurs encore plus fébriles qu'à l'habitude. |
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