mercredi 5 juillet 2006 18:20 (Cercle Finance) - Le mouvement de consolidation amorcé dès ce matin (après l'annonce des tires d'essai de missiles nord-coréens) s'est amplifié au fil des heures avec la nette remontée des rendements obligataires (lesquels pulvérisent en Europe des plafonds annuels avec un Bund qui tutoie les 4,15%). Le CAC40 affiche au final -1,26% après avoir cédé -1,5% vers 17H et manqué d'enfoncer les 4.900Pts (l'indice ayant assez nettement échoué dans sa tentative de rejoindre le seuil symbolique des 5.000Pts la veille).
Après 5 jours de hausse consécutive, les marchés avaient besoin d'un prétexte pour consolider et les tirs de missiles nord coréens (détectés par les satellites américains le 4 juillet... comme un symbole) ont constitué un bon catalyseur pour des prises de bénéfices au Japon et en Corée du Sud.
L'Europe a suivi (l'Euro-Stoxx50 cède -1,42%), et au sein du CAC40, la totalité des valeurs de l'indice phare -à l'exception de Pernod Ricard- évoluaient dans le rouge. A Wall Street, à mi-séance, les pertes se creusent sur le Nasdaq qui dévisse de -1,75% et le "S&P" affiche -0,8%. Les marchés obligtaires US reperdent l'essentiel de leurs gains de la fin de semaine dernière et les T-Bond 2016 chutent de -0,55% près publication d'une hausse de +0,7% des commandes à l'industrie aux USA (pour un rendement de 5,235%).
Dans un domaine assez similaire en Europe, les résultats de la dernière enquête mensuelle RBS/NTC pour le secteur non-manufaturier ont montré que l'activité du secteur des services de la zone euro avait continué de se renforcer le mois dernier, atteignant son rythme de croissance le plus rapide en six ans. L'indice IDA des directeurs d'achats en hausse de 2 points, à 60,7 en juin contre 58,7 en mai. Le niveau observé est le plus élevé depuis le mois de juin 2000.
En France, l'indice des directeurs d'achats non manufacturiers ressort en hausse de 1 point, à 61,6 en juin contre 60,6 en mai, et s'établit à son plus haut niveau depuis le mois de septembre 2000.
Il est intéressant de noter que, à la veille de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque centrale européenne, Kevin Gaynor, Chef Economiste, GBM Econmics & Rates Research de Royal Bank of Scotland, a estimé que ' les éléments économiques fondamentaux de l'économie [restaient] solides dans l'ensemble des principaux pays de l'Eurozone ' mais que ' la hausse des tarifs des prestations inquiétera sans doute la BCE et renforcera les appels à un resserrement plus important des taux '.
L'intervention que Jean-Claude Trichet fera demain après-midi après la décision de la BCE sur ses taux sera étudié de près par les intervenants: un consensus est en train de s'imposer au sujet de taux directeurs portés à 3,25% d'ici le milieu de l'été 2006 (et d'ici le 9 août prochain).
Stable hier, l'euro évolue en légère baisse, en deçà à nouveau du seuil de 1,28 dollars franchi en début de semaine pour la première fois en près d'un mois. On compte ce soir 1EUR pour 1,2717USD (-0,7 %).
Sur le marché du pétrole, le baril de brent reprend de la hauteur à 74,20 dollars, en hausse de +0,5% par rapport à vendredi, les essais de missiles nord coréens ne sont pas jugés comme une menace sérieuse pour la stabilité géostratégique de la région. L'Or frémit à peine à 624$, l'once s'effrite même de -1,8$, preuve que ce baromètre des tensions diplomatiques internationales ne s'affole pas avec l'incident Nord Coréen.
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