Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC40 reprend 1,8%
Si la fin de semaine a été quelque peu "tronquée" par le long week-end de l'Ascension, le Cac40 a malgré tout repris sa marche en avant ces cinq derniers jours après avoir marqué une pause la semaine dernière suite à 9 progressions hebdomadaires consécutives ! L'indice phare de la place parisienne regagne donc 1,8% à 3.228 points ce vendredi soir.
Alors que beaucoup d'observateurs tablaient sur une poursuite de la consolidation, il n'en a donc rien était. Les révisions de croissance US à la baisse de la part de la Réserve fédérale américaine, les indicateurs de conjonctures plutôt décevants et la chute du billet vert sur les 1,40/euro sur la crainte de la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis n'ont finalement que pesé marginalement sur le moral des investisseurs...
De son côté, la banque centrale américaine s'attend désormais à ce que l'économie US se contracte cette année entre 1,3% et 2%, contre une précédente estimation comprise entre 0,5% et 1,3%. Pour 2010, la Fed table sur un PIB en croissance de 2% à 3% contre une prévision précédente faisant état d'une progression comprise entre 2,5% et 3,3%.
Aux Etats-Unis toujours, les mises en chantier de nouveaux logements US ont reculé de 12,8% en avril, sur un rythme ajusté des variations saisonnières à 458.000 unités, au plus bas depuis la création de la statistique en 1959. Sur un an, les mises en chantier plongent désormais de 54,2%. Des chiffres bien plus mauvais qu'attendu puisque le consensus tablait sur 540.000 mises en chantier ! Les permis de construire ont quant à eux reculé de 3,3% en avril, sur un rythme ajusté des variations saisonnières à 494.000 unités. Sur un an glissant, les permis chutent de 50,2%. Là encore, les économistes s'étaient montrés trop optimistes puisqu'ils attendaient 540.000 mises en chantier en avril.
En Europe, après être remonté en territoire positif au mois d'avril, pour la première fois depuis près de deux ans, l'indice ZEW, mesurant la confiance des investisseurs outre-Rhin, a de nouveau fortement progressé en mai, remontant à 31,1.
Sur le marché des changes, l'Euro cote fermement 1,40/$, le billet vert subissant les craintes tournant autour du devenir de la notation de la dette des Etats-Unis après le 'warning' émis sur celle de la Grande-Bretagne hier. Le Dollar retombe ainsi à un plus bas annuel face à l'Euro.
Le baril de pétrole termine la semaine au dessus des 60 Dollars après la nouvelle baisse des stocks de brut US. L'or regagne environ 2,8% à 958 Dollars ce vendredi, profitant de la chute de la monnaie de l'oncle Sam.
Sur le front des valeurs, parmi les plus fortes variations de la semaine, on notera Atos Origin qui grimpe de 14,6% sur des recommandations de brokers plus positives.
Lafarge reprend 5,7% sur la semaine. Le cimentier a placé plusieurs émissions obligataires destinées notamment à améliorer davantage la liquidité du groupe et à rembourser entièrement la tranche A2 du crédit Orascom, éliminant ainsi le covenant associé.
Natixis poursuit son rebond et grimpe de 3,6%. Les députés ont adopté mardi soir le projet de loi sur la fusion des Banques populaires et des Caisses d'Epargne qui prévoit la création d'un organe central commun aux deux banques. Ce nouvel organe central, qui se substituera aux deux organes centraux actuels, BFBP et CNCE, viendra à détenir la participation majoritaire dans Natixis (71,31% du capital).
Société Générale et BNP Paribas s'adjugent respectivement 8,8% et 5,3% alors que plusieurs banques américaines pourraient être autorisées à rembourser les avances d'Etat octroyées il y a tout au plus quelques mois...
AXA a de son côté repris 8,9%, portant à 62% son gain en l'espace de trois mois.
Air France-KLM gagne 11%. La compagnie est déficitaire sur l'exercice clos le 31 mars et devrait l'être encore sur l'exercice en cours, mais les comptes annuels publiés mardi soir par la compagnie aérienne sont porteurs d'espoirs pour les analystes. La compagnie accuse une perte d'exploitation de 129 ME sur son exercice clos le 31 mars dernier. Le résultat d'exploitation ajusté est cependant positif de 91 millions et la marge correspondante est de 0,4%, en baisse de 6,3 points. Le résultat net part du groupe est en perte de 814 ME, contre un profit de 756 ME au 31 mars 2008.
ArcelorMittal rebondit de 8,4% malgré les dégradations d'agences de notation. Fitch Ratings et Moody's ont en effet abaissé mercredi les notes de crédit du groupe. Après avoir placé la notation du groupe sous surveillance début avril, Moody's a réduit la note de crédit d'ArcelorMittal de 'Baa2' à 'Baa3' avec une perspective stable. Moody's met en avant la poursuite de la faiblesse des marchés de l'acier (baisse de la demande et pression sur les prix). Dans le même temps, l'agence Fitch Ratings a abaissé la note long terme de l'aciériste de 'BBB+' à 'BBB'.
Peugeot et Renault poursuivent leur ascension et reprennent respectivement 14,5% et 9,7% alors qu'aux Etats-Unis, General Motors pourrait annoncer son dépôt de bilan la semaine prochaine...
A la baisse on retrouve Faurecia qui perd 9,5%. Le groupe a annoncé ce vendredi le succès de son augmentation de capital avec droit préférentiel de souscription, lancée le 30 avril dernier, pour un montant brut de plus de 455 ME, par émission de 65 053 456 actions nouvelles.
Teleperformance recule de 6,4%. Le groupe anticipe désormais en 2009 un chiffre d'affaires de 1,92 Milliard d'Euros, soit une croissance de 7,6% en données publiées par rapport à 2008, et résultat opérationnel devrait atteindre 180 ME, en croissance de 1%, et le bénéfice net 120 ME, soit 3% de hausse. En novembre, le groupe avait indiqué tabler sur 1,88 à 1,90 MdE de chiffre d'affaires, 175 à 180 ME d'EBITA et 118 à 120 ME de bénéfice net.
Thomson, toujours très volatil, replonge de 9,5%. Le titre a été plombé mercredi par des rumeurs d'échec des négociations de la dette avec ses créanciers (le titre perdait mercredi jusqu'à 35% avant de finir en baisse de 16%). En réaction à ces rumeurs, Thomson a répété poursuivre les discussions avec l'ensemble de ses créanciers "dans un climat constructif, avec pour objectif de trouver un accord d'ici le 16 juin". Le groupe a précisé qu'une proposition a été soumise fin avril aux créanciers, et que, depuis lors, les discussions ont progressé... La situation financière de Thomson se caractérisait fin mars 2009 par des capitaux propres négatifs et une dette financière nette estimée à 2,357 MdsE dont une position de trésorerie estimée à 586 ME.
Havas rechute de 20,2%. Le titre a corrigé tout la semaine après la publication d'un chiffre d'affaires trimestriel qui a déçu la place financière vendredi dernier. De quoi occasionner plusieurs dégradations d'opinions chez les analystes. Oddo est passé dès lundi dernier de "acheter" à "alléger" et Citigroup a ajusté le tir de "conserver" à "vendre".
Alors que beaucoup d'observateurs tablaient sur une poursuite de la consolidation, il n'en a donc rien était. Les révisions de croissance US à la baisse de la part de la Réserve fédérale américaine, les indicateurs de conjonctures plutôt décevants et la chute du billet vert sur les 1,40/euro sur la crainte de la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis n'ont finalement que pesé marginalement sur le moral des investisseurs...
De son côté, la banque centrale américaine s'attend désormais à ce que l'économie US se contracte cette année entre 1,3% et 2%, contre une précédente estimation comprise entre 0,5% et 1,3%. Pour 2010, la Fed table sur un PIB en croissance de 2% à 3% contre une prévision précédente faisant état d'une progression comprise entre 2,5% et 3,3%.
Aux Etats-Unis toujours, les mises en chantier de nouveaux logements US ont reculé de 12,8% en avril, sur un rythme ajusté des variations saisonnières à 458.000 unités, au plus bas depuis la création de la statistique en 1959. Sur un an, les mises en chantier plongent désormais de 54,2%. Des chiffres bien plus mauvais qu'attendu puisque le consensus tablait sur 540.000 mises en chantier ! Les permis de construire ont quant à eux reculé de 3,3% en avril, sur un rythme ajusté des variations saisonnières à 494.000 unités. Sur un an glissant, les permis chutent de 50,2%. Là encore, les économistes s'étaient montrés trop optimistes puisqu'ils attendaient 540.000 mises en chantier en avril.
En Europe, après être remonté en territoire positif au mois d'avril, pour la première fois depuis près de deux ans, l'indice ZEW, mesurant la confiance des investisseurs outre-Rhin, a de nouveau fortement progressé en mai, remontant à 31,1.
Sur le marché des changes, l'Euro cote fermement 1,40/$, le billet vert subissant les craintes tournant autour du devenir de la notation de la dette des Etats-Unis après le 'warning' émis sur celle de la Grande-Bretagne hier. Le Dollar retombe ainsi à un plus bas annuel face à l'Euro.
Le baril de pétrole termine la semaine au dessus des 60 Dollars après la nouvelle baisse des stocks de brut US. L'or regagne environ 2,8% à 958 Dollars ce vendredi, profitant de la chute de la monnaie de l'oncle Sam.
Sur le front des valeurs, parmi les plus fortes variations de la semaine, on notera Atos Origin qui grimpe de 14,6% sur des recommandations de brokers plus positives.
Lafarge reprend 5,7% sur la semaine. Le cimentier a placé plusieurs émissions obligataires destinées notamment à améliorer davantage la liquidité du groupe et à rembourser entièrement la tranche A2 du crédit Orascom, éliminant ainsi le covenant associé.
Natixis poursuit son rebond et grimpe de 3,6%. Les députés ont adopté mardi soir le projet de loi sur la fusion des Banques populaires et des Caisses d'Epargne qui prévoit la création d'un organe central commun aux deux banques. Ce nouvel organe central, qui se substituera aux deux organes centraux actuels, BFBP et CNCE, viendra à détenir la participation majoritaire dans Natixis (71,31% du capital).
Société Générale et BNP Paribas s'adjugent respectivement 8,8% et 5,3% alors que plusieurs banques américaines pourraient être autorisées à rembourser les avances d'Etat octroyées il y a tout au plus quelques mois...
AXA a de son côté repris 8,9%, portant à 62% son gain en l'espace de trois mois.
Air France-KLM gagne 11%. La compagnie est déficitaire sur l'exercice clos le 31 mars et devrait l'être encore sur l'exercice en cours, mais les comptes annuels publiés mardi soir par la compagnie aérienne sont porteurs d'espoirs pour les analystes. La compagnie accuse une perte d'exploitation de 129 ME sur son exercice clos le 31 mars dernier. Le résultat d'exploitation ajusté est cependant positif de 91 millions et la marge correspondante est de 0,4%, en baisse de 6,3 points. Le résultat net part du groupe est en perte de 814 ME, contre un profit de 756 ME au 31 mars 2008.
ArcelorMittal rebondit de 8,4% malgré les dégradations d'agences de notation. Fitch Ratings et Moody's ont en effet abaissé mercredi les notes de crédit du groupe. Après avoir placé la notation du groupe sous surveillance début avril, Moody's a réduit la note de crédit d'ArcelorMittal de 'Baa2' à 'Baa3' avec une perspective stable. Moody's met en avant la poursuite de la faiblesse des marchés de l'acier (baisse de la demande et pression sur les prix). Dans le même temps, l'agence Fitch Ratings a abaissé la note long terme de l'aciériste de 'BBB+' à 'BBB'.
Peugeot et Renault poursuivent leur ascension et reprennent respectivement 14,5% et 9,7% alors qu'aux Etats-Unis, General Motors pourrait annoncer son dépôt de bilan la semaine prochaine...
A la baisse on retrouve Faurecia qui perd 9,5%. Le groupe a annoncé ce vendredi le succès de son augmentation de capital avec droit préférentiel de souscription, lancée le 30 avril dernier, pour un montant brut de plus de 455 ME, par émission de 65 053 456 actions nouvelles.
Teleperformance recule de 6,4%. Le groupe anticipe désormais en 2009 un chiffre d'affaires de 1,92 Milliard d'Euros, soit une croissance de 7,6% en données publiées par rapport à 2008, et résultat opérationnel devrait atteindre 180 ME, en croissance de 1%, et le bénéfice net 120 ME, soit 3% de hausse. En novembre, le groupe avait indiqué tabler sur 1,88 à 1,90 MdE de chiffre d'affaires, 175 à 180 ME d'EBITA et 118 à 120 ME de bénéfice net.
Thomson, toujours très volatil, replonge de 9,5%. Le titre a été plombé mercredi par des rumeurs d'échec des négociations de la dette avec ses créanciers (le titre perdait mercredi jusqu'à 35% avant de finir en baisse de 16%). En réaction à ces rumeurs, Thomson a répété poursuivre les discussions avec l'ensemble de ses créanciers "dans un climat constructif, avec pour objectif de trouver un accord d'ici le 16 juin". Le groupe a précisé qu'une proposition a été soumise fin avril aux créanciers, et que, depuis lors, les discussions ont progressé... La situation financière de Thomson se caractérisait fin mars 2009 par des capitaux propres négatifs et une dette financière nette estimée à 2,357 MdsE dont une position de trésorerie estimée à 586 ME.
Havas rechute de 20,2%. Le titre a corrigé tout la semaine après la publication d'un chiffre d'affaires trimestriel qui a déçu la place financière vendredi dernier. De quoi occasionner plusieurs dégradations d'opinions chez les analystes. Oddo est passé dès lundi dernier de "acheter" à "alléger" et Citigroup a ajusté le tir de "conserver" à "vendre".
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