jeudi 1 juin 2006 18:21 (Cercle Finance) - La Bourse de Paris a réussi à terminer dans le vert, in extremis, à la faveur de la hausse des marchés américains, les derniers chiffres de la productivité ayant contribué à apaiser les craintes inflationnistes des investisseurs de l'autre côté de l'Atlantique.
A la clôture, le CAC 40, après avoir passé la majeure partie de la séance en territoire négatif, signe une deuxième séance consécutive de hausse en s'adjugeant 0,35% à 4947,3 points, non loin de son plus haut niveau du jour.
Les volumes ont atteint 4,4 milliards d'euros sur l'indice parisien, soit légèrement moins que les volumes moyens de mardi et mercredi.
Ailleurs en Europe, Londres gagnait 0,4%, tandis que Francfort avançait de 0,3%.
Aux Etats-Unis, les principaux indices ont pris rapidement le chemin de la hausse après la parution de données économiques globalement rassurantes sur le niveau de l'inflation.
La progression du coût unitaire de la main d'oeuvre, considérée comme une bonne mesure de l'inflation, est en effet ressortie à 1,6% sur les trois premiers mois de l'année, contre une première estimation de 2,5%.
"Il faudra rester attentif à l'évolution des marchés pour savoir s'ils ont, oui ou non, tourné la page de la baisse", prévient toutefois un stratège américain.
Sur le Vieux continent, les opérateurs ont accueilli avec soulagement la publication des indicateurs américains, qui cautionnent le scénario d'un "atterrissage en douceur" ("soft landing") de la première économie du monde.
A l'exception de l'automobile et des matières premières, rares sont les secteurs à avoir essuyé des pertes au terme de la séance, les progressions les plus significatives revenant aux valeurs technologiques et aux télécoms, deux compartiments lourdement sanctionnés lors de la récente correction des indices.
A Paris, Vivendi a pris 1,5% après avoir conclu avec l'administration fiscale américaine (IRS) un accord mettant un terme au litige fiscal qui les opposait à propos de la taxation du produit de la cession des actions DuPont, intervenue en avril 1995.
L'accord prévoit que Vivendi verse 686 millions de dollars pour mettre un terme à l'ensemble de ce litige.

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