
| jeudi 1 juin 2006 12:47
(Cercle Finance) - Une nervosité plus que palpable continue de régner sur les marchés européens au lendemain des "minutes" de la FED qui révèlent que l'hypothèse d'un relèvement de 50Pts de base du Prime Rate avait été étudiée lors de la réunion du 10 mai dernier (elle s'était soldée par un classique resserrement monétaire de 25Pts de base).
La question des taux, mise entre paranthèses mercredi ressurgit donc au moment même où les opérateurs commençaient à céder à la tentation de procéder à une vague de rachats à bon compte.
Les marchés obligataires accusent le coup: les Bunds chutent encore de -0,3% et voient leur rendement repasser au-dessus des 4,00%.
Ce n'est pas une variable négligeable et cette tension des taux pèse sur les actions: le CAC 40 cède 0,5% à 4903,7 points, tandis que les Bourses de Londres, Madrid et Amsterdam reculent de -0,65% en moyenne... et Francfort abandonne 0,95% (contre +1,25% la veille).
Hier, les places américains avaient pourtant réussi à clôturer en hausse, essentiellement du fait de l'apaisement des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, qui se disent désormais prêts à entamer des pourparlers "multilatéraux" sur le programme nucléaire de Téhéran.
Le titre Total recule de -0,7% dans le sillage du pétrole (70,80$/baril) mais le CAC40 est surtout plombé par les prises de profit dans le secteur des services collectifs, qui avait plutôt bien résisté à un mois de mai calamiteux pour les indices: le compartiment des "utilities" qui avait pris plus de 4% en une semaine, lâche 1,1% aujourd'hui (GDF chute de -1,9% à Paris, RWE décroche de -2,2% à Francfort). Gaz de France se retrouve "lanterne rouge" du CAC40 bien que les analystes de Citigroup aient relevé hier soir leur recommandation et leur objectif de cours sur les deux valeurs, estimant que le projet de fusion "allait vraisemblablement être mené à bien".
A l'autre bout du spectre, en tête des hausses, Vivendi gagne 1,6% après avoir conclu avec l'administration fiscale américaine (IRS) un accord mettant un terme au litige fiscal qui les opposait à propos de la taxation du produit de la cession des actions DuPont, intervenue en avril 1995. L'accord prévoit que Vivendi verse 686 millions de dollars pour mettre un terme à l'ensemble de ce litige. EDF gagne à présent +1,5% et devance Arcelor (+1,4%) qui remonte du fait de l'espoir d'une clarification au sujet du rapprochement avec Severstal.
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