Paris: déborde 3200,
Paris: déborde 3200, relativise étude OCDE et repli W-Street
(CercleFinance.com) -Paris aligne une seconde séance de hausse consécutive (+1,2%) qui sera interprétée comme une prolongation du rallye haussier de lundi, en dépit des prévisions pessimistes des l'OCDE et de la chute de -44% des ventes de logements neufs dans l'Hexagone au 3ème trimestre 2008, sans oublier l'anticipation de très mauvais chiffres de l'emploi au mois d'octobre (selon le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauqiez).
Lorsque les marchés ont trouvé un plancher moyen ou long terme, ils finissent par devenir sourds aux mauvaises nouvelles. Ils ont cependant réagi ponctuellement aux indications négatives comme en témoigne une série assez impressionnante de poussées haussières suivies d'épisodes correctifs d'une amplitude avoisinant les 2% (à pas moins de 4 reprises en l'espace de 7H de cotations).
Affichant +2,7% vers 16H (à 3.275Pts alors que la confiance des consommateurs américains s'est redressée en novembre à 44,9 contre 38,8), le CAC40 a reperdu 75% de son avance en 1 heure alors que les indices US basculaient dans le rouge malgré une révision à la baisse du PIB américain conforme aux prévisions (-0,5% contre -0,3% en 1ère estimation) et un nouveau plan de soutien à l'industrie du crédit de 800Mds$ (600Mds$ pour la garantie de MBS adossés à l'immobilier +200Mds$ consacrés à la garantie des ABS liés au crédit à la consommation) concocté par la FED.
Mais Henry Paulson qui venait présenter à la presse ce nouveau "package" a prévenu les marchés qu'il serait "naïf" de penser que les différentes mesure en cours de réalisation suffiront à relancer l'économie et éviter une récession (des moments très difficiles s'annoncent d'ici 2009).
Des propos pessimistes étayés par les prévisions peu encourageantes de l'OCDE: l'organisme a indiqué qu'il visait désormais un PIB en baisse de 0,4% dans les pays développés en 2009 avant qu'un timide rebond de +1,5% se dessine l'année suivante.
Par région, les États-Unis devraient accuser un repli de leur PIB de 0,9% l'an prochain, avant de progresser de 1,6% en 2010. L'activité dans la zone euro devrait se ralentir de 0,6% en 2009 (-0,4% en France) et remontera de 1,2% en 2010.
Le PIB du Japon reculerait de 0,1% en 2009, puis progresserait de 0,6% en 2010. Le nombre de chômeurs dans les pays passés en revue par l'OCDE pourrait flamber: +8 millions de chômeurs supplémentaires, ce qui porterait le total à 42 millions contre 34 millions actuellement.
Face à de telles perspectives, la plupart des pays du Vieux Continent et de l'Amérique du nord (à l'exception de l'Allemagne) s'apprêtent à mettre en oeuvre d'ambitieux plans de relance mettant à mal les équilibres budgétaires, de telle sorte que Bruxelles devrait autoriser le dépassement des 3% de déficit prescrits par les critères de Maastricht (ce dont les marchés s'accommoderaient fort bien).
La France et l'Allemagne semblent tombés d'accord pour appliquer ces règles contraignantes fixées depuis le milieu des années 90 (le paysage économique était alors bien différent) avec "souplesse".
Le plan de relance européen devrait atteindre 130 milliards d'euros, soit 1% du PIB européen et la Commission Européenne pourrait inclure dans son plan de relance une baisse de la TVA (dont l'Allemagne une fois encore ne veut pas).
Le Kazakhstan prévoit à son tour de dépenser l'équivalent de 20% de son PIB - soit 18,3 milliards de dollars - afin d'atténuer effets de la crise financière.
Alors que Wall Street demeure très hésitant à mi séance (après +12% repris en 48H, le Nasdaq recule de -1,75% tandis que le "S&P" s'effrite de -0,8%) les places européennes réussissaient à préserver une avance moyenne voisine de +0,24%.
A Paris, la hausse s'est imposée assez nettement grâce à la Sté Générale (+9%) et au Crédit Agricole (+7,6%) ou BNP-Paribas (+4%) dans le sillage des banques américaines).
Lafarge (+9,6%), Arcelor-Mittal et Bouygues (+7,1%) se sont envolés dans l'espoir d'un plan de relance en faveur du batiment alors que les mises en chantier s'effondrent en France (-22,6% au mois d'octobre).
En revanche, AXA reculait de -2,4% (contre -14% en début de séance) après avoir indiqué que son résultat opérationnel devrait reculer en 2008 par rapport à 2007 pour se situer entre 3,6 et 4 milliards d'euros, contre 4,96 milliards d'euros un an plus tôt.
Les titres des secteurs industrie et matières premières restent bien orientés après avoir pourtant été assommée ce matin suite à l'abandon du projet de fusion entre BHP Billiton (+7,5%) et Rio Tinto (-36,7%) pour cause de ralentissement économique.
Le secteur automobile progressait également, sur des rumeurs de mesures de soutien de l'industrie automobile américaine. Renault gagnait 3,3% et Peugeot +4%. A noter également l'envolée de +6,6% d'Alstom et le rebond de Vallourec (+5%) malgré un baril de pétrole qui rechute de -6% vers 51,3$ le baril.
Lorsque les marchés ont trouvé un plancher moyen ou long terme, ils finissent par devenir sourds aux mauvaises nouvelles. Ils ont cependant réagi ponctuellement aux indications négatives comme en témoigne une série assez impressionnante de poussées haussières suivies d'épisodes correctifs d'une amplitude avoisinant les 2% (à pas moins de 4 reprises en l'espace de 7H de cotations).
Affichant +2,7% vers 16H (à 3.275Pts alors que la confiance des consommateurs américains s'est redressée en novembre à 44,9 contre 38,8), le CAC40 a reperdu 75% de son avance en 1 heure alors que les indices US basculaient dans le rouge malgré une révision à la baisse du PIB américain conforme aux prévisions (-0,5% contre -0,3% en 1ère estimation) et un nouveau plan de soutien à l'industrie du crédit de 800Mds$ (600Mds$ pour la garantie de MBS adossés à l'immobilier +200Mds$ consacrés à la garantie des ABS liés au crédit à la consommation) concocté par la FED.
Mais Henry Paulson qui venait présenter à la presse ce nouveau "package" a prévenu les marchés qu'il serait "naïf" de penser que les différentes mesure en cours de réalisation suffiront à relancer l'économie et éviter une récession (des moments très difficiles s'annoncent d'ici 2009).
Des propos pessimistes étayés par les prévisions peu encourageantes de l'OCDE: l'organisme a indiqué qu'il visait désormais un PIB en baisse de 0,4% dans les pays développés en 2009 avant qu'un timide rebond de +1,5% se dessine l'année suivante.
Par région, les États-Unis devraient accuser un repli de leur PIB de 0,9% l'an prochain, avant de progresser de 1,6% en 2010. L'activité dans la zone euro devrait se ralentir de 0,6% en 2009 (-0,4% en France) et remontera de 1,2% en 2010.
Le PIB du Japon reculerait de 0,1% en 2009, puis progresserait de 0,6% en 2010. Le nombre de chômeurs dans les pays passés en revue par l'OCDE pourrait flamber: +8 millions de chômeurs supplémentaires, ce qui porterait le total à 42 millions contre 34 millions actuellement.
Face à de telles perspectives, la plupart des pays du Vieux Continent et de l'Amérique du nord (à l'exception de l'Allemagne) s'apprêtent à mettre en oeuvre d'ambitieux plans de relance mettant à mal les équilibres budgétaires, de telle sorte que Bruxelles devrait autoriser le dépassement des 3% de déficit prescrits par les critères de Maastricht (ce dont les marchés s'accommoderaient fort bien).
La France et l'Allemagne semblent tombés d'accord pour appliquer ces règles contraignantes fixées depuis le milieu des années 90 (le paysage économique était alors bien différent) avec "souplesse".
Le plan de relance européen devrait atteindre 130 milliards d'euros, soit 1% du PIB européen et la Commission Européenne pourrait inclure dans son plan de relance une baisse de la TVA (dont l'Allemagne une fois encore ne veut pas).
Le Kazakhstan prévoit à son tour de dépenser l'équivalent de 20% de son PIB - soit 18,3 milliards de dollars - afin d'atténuer effets de la crise financière.
Alors que Wall Street demeure très hésitant à mi séance (après +12% repris en 48H, le Nasdaq recule de -1,75% tandis que le "S&P" s'effrite de -0,8%) les places européennes réussissaient à préserver une avance moyenne voisine de +0,24%.
A Paris, la hausse s'est imposée assez nettement grâce à la Sté Générale (+9%) et au Crédit Agricole (+7,6%) ou BNP-Paribas (+4%) dans le sillage des banques américaines).
Lafarge (+9,6%), Arcelor-Mittal et Bouygues (+7,1%) se sont envolés dans l'espoir d'un plan de relance en faveur du batiment alors que les mises en chantier s'effondrent en France (-22,6% au mois d'octobre).
En revanche, AXA reculait de -2,4% (contre -14% en début de séance) après avoir indiqué que son résultat opérationnel devrait reculer en 2008 par rapport à 2007 pour se situer entre 3,6 et 4 milliards d'euros, contre 4,96 milliards d'euros un an plus tôt.
Les titres des secteurs industrie et matières premières restent bien orientés après avoir pourtant été assommée ce matin suite à l'abandon du projet de fusion entre BHP Billiton (+7,5%) et Rio Tinto (-36,7%) pour cause de ralentissement économique.
Le secteur automobile progressait également, sur des rumeurs de mesures de soutien de l'industrie automobile américaine. Renault gagnait 3,3% et Peugeot +4%. A noter également l'envolée de +6,6% d'Alstom et le rebond de Vallourec (+5%) malgré un baril de pétrole qui rechute de -6% vers 51,3$ le baril.
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