Wall Street termine en ordre dispersé
| Wall Street termine en ordre dispersé |
Wall Street a terminé en ordre dispersé une séance très volatile, des propos de General Electric jugés décevants en fin de séance éclipsant l'annonce d'une nouvelle baisse des taux de la Fed. L'indice Dow Jones des trente principales valeurs a clôturé en baisse de 0,82%, soit 74,16 points, à 8.990,96 et l'indice élargi Standard & Poor's 500 a perdu 1,11% (10,42 points) à 930,09. Wall Street avait pourtant gagné jusqu'à 2% dans les derniers échanges, les investisseurs saluant la décision de la Fed de baisser ses taux de 50 points de base et de ramener ainsi son principal taux directeur à 1%. Malgré cela, l'indice S&P des valeurs financières a trébuché de 2,87% et le géant des services financiers Citigroup dévissé 4,16%. L'indice composite du marché Nasdaq a mieux résisté, parvenant à afficher à la clôture un gain de 0,47% (7,74 points) à 1.657,21. La place est restée longtemps volatile, une nervosité palpable notamment après la décision de la Fed. La veille, Dow Jones et S&P-500 s'étaient envolés de près de 11%, et le Nasdaq de presque 10%. En retombant dans les derniers échanges, le Dow Jones a contrarié l'espoir d'une deuxième séance consécutive de gains, ce qui ne s'est plus vu depuis un mois. Le Dow a chuté de plus de 300 points dans les 12 dernières minutes. S'il reconnaît que les propos de GE ont joué un rôle, Eric Kuby de North Star Investment Management rappelle que la fin de séance a obéi à un schéma relativement classique depuis plusieurs semaines, avec "les liquidations de fin de séance des hedge funds et des FCP." GE INQUIÈTE, GM BONDIT Le climat reste dominé par les nouvelles de sociétés, dont les investisseurs attendent toujours des informations sur la contagion de la crise financière à l'économie réelle. Dans ce contexte, les propos tenus par le directeur général du conglomérat General Electric, Jeff Immelt, et rapportés par l'agence Dow Jones, n'ont pas été jugés rassurants. Il a déclaré que le groupe comptait maintenir l'an prochain son bénéfice au même niveau que celui de 2008, même si le chiffre d'affaires venait à baisser de 10 à 15%. GE, considéré comme un baromètre de l'économie vu le large spectre de ses activités industrielles, a fini en baisse de 1,49%. Le groupe a déjà prévenu Wall Street que son bénéfice dégringolerait cette année à cause des problèmes que rencontre son importante division financière. Les analystes attendent en 2008 une baisse de 11% du bénéfice, suivie d'un nouveau recul de 9% l'an prochain. Mais ils tablent sur une hausse de 2% du chiffre d'affaires Selon CNBC toutefois, General Electric a précisé après la clôture que les propos de son directeur général avaient été sortis de leur contexte et qu'Immelt n'avait pas communiqué de nouveaux objectifs. Du côté des hausses, Apple s'est adjugé 4,64% sur des spéculations d'analystes selon lesquelles le groupe informatique serait en excellente position pour lancer un programme de rachat d'actions "substantiel". General Motors a bondi quant à lui de 8,16% à la perspective de progrès dans les discussions sur le projet de fusion entre le constructeur automobile et son homologue Chrysler, un espoir qui a relégué au second plan l'annonce d'une chute de 11,4% des ventes mondiales du groupe au troisième trimestre. |