DÉROUTE SUR LES MARCHÉS FINANCIERS APRÈS LEHMAN BROTHERS.
DÉROUTE SUR LES MARCHÉS FINANCIERS APRÈS LEHMAN BROTHERS.
(CercleFinance.com) - Les Bourses européennes ont lourdement chuté après la série de nouvelles inquiétantes venues des Etats-Unis.
La 4ème banque d'affaires américaines, Lehman Brothers, a fait part cette nuit de sa mise en faillite et Bank of America a indiqué de son côté le rachat de son homologue en difficulté Merrill Lynch.
Sur les places européennes, la déroute est généralisée, seule la Bourse de Francfort a reculé de moins de 3% et le CAC 40 a chuté lui de 3,8% à 4169 points, Londres a reculé pour sa part 3,9%
Et la débâcle touche également les marchés américains où le Dow Jones cède 2,3% et le Nasdaq 1,7%.
Et c'est bien la crise des subprime qui continue de faire trembler les marchés financiers. Ce lundi, on a appris que Lehman Brothers ne résistera pas à la crise. La banque américaine a annoncé qu'elle se place sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites après l'échec de négociations avec de potentiels repreneurs comme la britannique Barclays ou Bank of America et le refus de Washington de renflouer la banque.
Bank of America a également mis la main sur Merrill Lynch, déboursant à cette fin, 50 milliards de dollars, soit environ 29 dollars par action contre 17 dollars en clôture. Mais c'est deux fois moins que le cours de Merrill Lynch en début d'année.
Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, l'assureur AIG annonce devoir se défaire de nombreux actifs en vue de trouver des liquidités. Le titre de l'assureur américain se replie de 56% à la mi-séance.
Face à l'ampleur de la crise, la Réserve Fédérale a annoncé que, pour la 1ère fois de son histoire, elle accepte des actions en contrepartie de ses prêts. Il s'agit de contrer tout risque systémique majeur.
Toujours dans cette optique, 10 des plus grandes banques mondiales sont tombées d'accord pour constituer un fonds de réserve et de soutien mutuel de 70 milliards de dollars.
De son côté, la BCE a déboursé 30 milliards d'euros de liquidités lors d'un appel d'offres rapide ce lundi matin. Et les autres banques européennes pourraient également prendre des mesures en vue d'éviter une hémorragie de la crise.
"C'est un choc structurel sans précédent depuis 1929", note Alan Greenspan, l'ex tout puissant patron de la FED, qui prévoit également un effet domino.
Le débouclement des positions spéculatives sur les dérivés pétroliers provoque l'effondrement de 4,5% du prix du baril à 96,4 dollars, et ce, malgré les dégâts de l'ouragan Ike sur les côtes texanes et ses conséquences sur les installations pétrolières de la région.
Les nouvelles macroéconomiques du jour ne sont en outre guère de nature à contredire la tendance. Ainsi, l'activité de l'industrie dans l'État de New York est repartie à la baisse en septembre selon la Réserve fédérale de New York, dont l'indice d'activité industrielle 'Empire State' est en effet ressorti à -7,4 ce mois-ci, contre + 2,8 en août.
La production industrielle américaine a diminué de 1,1% au mois d'août, a annoncé ce lundi la Réserve fédérale. Par rapport au mois d'août de l'année précédente, l'indice a reculé de 1,5%. De plus, l'indice de la production industrielle a été légèrement révisé en baisse pour le mois de juillet à +0,1%, contre +0,2% en estimation initiale.
Dans ce contexte de risque pour la stabilité du système financier international, les valeurs financières étaient les premières victimes. Société Générale a plongé de 9,6%, Dexia de 9,3%, Crédit Agricole de 9,2%, Axa de 8,5%, et BNP Paribas de 7,2%.
Seule une poignée de valeurs a terminé la séance dans le vert, il s'agit de ST Microelectronics qui gagne 0,5%, Alcatel Lucent 0,2% et Saint Gobain 0,1%.
Seule lueur d'optimisme dans ce tableau bien sombre, NicOx a achevé la séance en forte hausse (+17,8%) après l'annonce des premiers résultats positifs de la seconde étude de phase 3 sur le naproxcinod.
La 4ème banque d'affaires américaines, Lehman Brothers, a fait part cette nuit de sa mise en faillite et Bank of America a indiqué de son côté le rachat de son homologue en difficulté Merrill Lynch.
Sur les places européennes, la déroute est généralisée, seule la Bourse de Francfort a reculé de moins de 3% et le CAC 40 a chuté lui de 3,8% à 4169 points, Londres a reculé pour sa part 3,9%
Et la débâcle touche également les marchés américains où le Dow Jones cède 2,3% et le Nasdaq 1,7%.
Et c'est bien la crise des subprime qui continue de faire trembler les marchés financiers. Ce lundi, on a appris que Lehman Brothers ne résistera pas à la crise. La banque américaine a annoncé qu'elle se place sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites après l'échec de négociations avec de potentiels repreneurs comme la britannique Barclays ou Bank of America et le refus de Washington de renflouer la banque.
Bank of America a également mis la main sur Merrill Lynch, déboursant à cette fin, 50 milliards de dollars, soit environ 29 dollars par action contre 17 dollars en clôture. Mais c'est deux fois moins que le cours de Merrill Lynch en début d'année.
Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, l'assureur AIG annonce devoir se défaire de nombreux actifs en vue de trouver des liquidités. Le titre de l'assureur américain se replie de 56% à la mi-séance.
Face à l'ampleur de la crise, la Réserve Fédérale a annoncé que, pour la 1ère fois de son histoire, elle accepte des actions en contrepartie de ses prêts. Il s'agit de contrer tout risque systémique majeur.
Toujours dans cette optique, 10 des plus grandes banques mondiales sont tombées d'accord pour constituer un fonds de réserve et de soutien mutuel de 70 milliards de dollars.
De son côté, la BCE a déboursé 30 milliards d'euros de liquidités lors d'un appel d'offres rapide ce lundi matin. Et les autres banques européennes pourraient également prendre des mesures en vue d'éviter une hémorragie de la crise.
"C'est un choc structurel sans précédent depuis 1929", note Alan Greenspan, l'ex tout puissant patron de la FED, qui prévoit également un effet domino.
Le débouclement des positions spéculatives sur les dérivés pétroliers provoque l'effondrement de 4,5% du prix du baril à 96,4 dollars, et ce, malgré les dégâts de l'ouragan Ike sur les côtes texanes et ses conséquences sur les installations pétrolières de la région.
Les nouvelles macroéconomiques du jour ne sont en outre guère de nature à contredire la tendance. Ainsi, l'activité de l'industrie dans l'État de New York est repartie à la baisse en septembre selon la Réserve fédérale de New York, dont l'indice d'activité industrielle 'Empire State' est en effet ressorti à -7,4 ce mois-ci, contre + 2,8 en août.
La production industrielle américaine a diminué de 1,1% au mois d'août, a annoncé ce lundi la Réserve fédérale. Par rapport au mois d'août de l'année précédente, l'indice a reculé de 1,5%. De plus, l'indice de la production industrielle a été légèrement révisé en baisse pour le mois de juillet à +0,1%, contre +0,2% en estimation initiale.
Dans ce contexte de risque pour la stabilité du système financier international, les valeurs financières étaient les premières victimes. Société Générale a plongé de 9,6%, Dexia de 9,3%, Crédit Agricole de 9,2%, Axa de 8,5%, et BNP Paribas de 7,2%.
Seule une poignée de valeurs a terminé la séance dans le vert, il s'agit de ST Microelectronics qui gagne 0,5%, Alcatel Lucent 0,2% et Saint Gobain 0,1%.
Seule lueur d'optimisme dans ce tableau bien sombre, NicOx a achevé la séance en forte hausse (+17,8%) après l'annonce des premiers résultats positifs de la seconde étude de phase 3 sur le naproxcinod.
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