La clôture à Paris
Ben Bernanke a provoqué un petit mouvement d'humeur (et un décrochage soudain des indices boursiers) vers 15H30 en confirmant le scénario d'une ou plusieurs hausses supplémentaires du "Prime Rate" aux USA... mais la FED ne devrait plus procéder de façon "systématique" et ajuster sa politique monétaire en fonction de paramètres tels que l'inflation ou l'évolution du marché immobilier (en cas de reflux sensible du prix des maisons).Le Nasdaq qui a réussi à préserver le plancher des 2.240Pts (après trois incursions en intra-day sous ce seuil décisif) repartait de l'avant entre 15H30 et 16H45 mais le mouvement de reprise a "calé" sous 2.275Pts et les "technos" parviennent tout juste à préserver l'équilibre ce soir.
La petite hausse de l'indice "Empire State" de la FED de New York n'influence guère la parité Euro/Dollar (1,1880), pas plus que le bond spectaculaire de l'indice IFO (+14Pts en février) qui dément la morosité des milieux d'affaires allemands tel que reflété par l'enquête de l'institut ZEW publié la veille.
Les marchés obligataires US semblent juger le discours de Ben Bernanke sans surprise puisqu'ils affichent collectivement une parfaite stabilité (le "2 ans" affiche 4,70% de rendement).
Difficile d'expliquer dans ces conditions la lourdeur du marché parisien par des données macroéconomiques "défavorables": il s'agit plutôt de l'impact ponctuel d'une série de prises de profit sur le "fait accompli" des résultats de BNP-Paribas (-2,5% malgré 5,8MdsE de profit) ou de Total (-0,4% après publication d'un bénéfice de 12MdsE, c'est un record mais le consensus tablait sur 12,5MdsE).
Le baril de pétrole poursuit de son côté sa glissade sous les 59,5$/baril et l'once d'or cède 7$ supplémentaires à 540$ (soit -1,4%).
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