La clôture à Wall Street
| Wall Street hésite entre crainte et espérance en clôture |
Wall Street a clôturé étale lundi, ayant fortement réduit ses gains en fin d'après-midi car les résultats de sociétés à venir mettent les boursiers mal à l'aise, à commencer par ceux d'Alcoa, qui comme d'habitude, ont donné le coup d'envoi des publications. Un peu auparavant, la Bourse avait été portée par des valeurs financières qui ont profité de l'information suivant laquelle Washington Mutual, la première caisse d'épargne des Etats-Unis est près de bénéficier d'une injection de liquidités de cinq milliards de dollars. Selon une source proche du dossier, le fonds de capital investissement TPG et d'autres investisseurs sont près de conclure un accord d'investissement dans Washington Mutual, accord qui pourrait être annoncé dès ce lundi. Washington Mutual bondit de 29,01% à 13,12 dollars. Une telle annonce est susceptible de nourrir l'espoir que le plus fort de la crise soit passé pour les établissements financiers. Dans ces conditions, les investisseurs se pressent pour effectuer des rachats à bon compte dans un secteur financier qui a vécu plusieurs mois dans la tourment. De fait, les financières étaient également en hausse en Europe où UBS a vu sa recommandation relevée à "acheter" par Merrill Lynch. "Ces hypothèses seront éprouvées par les résultats du premier trimestre dans les semaines qui viennent, en commençant ce soir avec Alcoa, et par les projections pour le deuxième trimestre", tempère Jim Awad (W.P. Stewart). De fait, le pessimisme prévaut tout de même quant à la vague de résultats trimestriels qui commencera à s'abattre ce mois-ci. Le consensus de Reuters Estimates prévoit une baisse de 11,8% en moyenne des bénéfices des sociétés constituant l'indice S&P-500. Alcoa a annoncé un bénéfice réduit de plus de moitié au premier trimestre en raison d'un dollar faible et de la hausse des matières premières et de l'énergie. L'action a clôturé sur une perte de 4,0% à 37,44 dollars. De surcroît, si le marché se veut un peu plus confiant depuis la mi-mars, lorsque la Réserve fédérale s'est engagée dans le rachat de Bear Stearns par JPMorgan Chase, chacun de ses rebonds depuis le début de la semaine dernière n'en a pas moins manqué de conviction. Enfin, le panorama macroéconomique n'est pas très favorable, en témoigne une statistique de l'emploi parue vendredi dernier et qui a révélé un nombre de pertes d'emplois sans précédent depuis cinq ans. Le Dow Jones gagne 3,01 points (0,02%) à 12.612,43 et le S&P-500 2,14 points (0,16%) à 1.372,54. Le Nasdaq Composite perd 6,15 points (0,26%) à 2.364,83. Citigroup se distingue et gagne 2,16% à 24,60 dollars. La première banque américaine a annoncé la cession de Diners Clus International à Discover Financial Services pour 165 millions de dollars. "Ce qui soutient les financières c'est que la crise d'accessibilité au capital n'est peut-être pas aussi grave qu'avant", dit Subodh Kumar (Subodh Kumar & Associates). "On est prêt à prendre le train en marche pour apporter du capital et de la liquidité aux financières". Les technologiques ont été irrégulières. Selon theflyonthewall.com, l'intermédiaire Thomas Weisel a porté sa recommandation sur Apple de "pondération en ligne" à "surpondérer". Apple prend 1,84% à 155,89 dollars. Le portail Yahoo a fait savoir lundi, par la voix de son conseil d'administration, qu'il n'était pas opposé à être racheté par Microsoft pour autant que le prix soit convenable. Mais il n'en a pas moins à nouveau rejeté l'offre de Microsoft de 31 dollars par action en titres et en numéraire. Yahoo perd 2,33% à 27,70 dollars et Microsoft est stable à 29,16 dollars. Cisco Systems cède 1,85% à 23,94 dollars. JPMorgan Securities a abaissé sa prévision de C.A. pour l'équipementier des réseaux. |