La clôture à Paris
Marché: faible volatilité à la Bourse de Paris.
(CercleFinance.com) - Les valeurs françaises en terminent sur un gain voisin de +0,9%... à l'issue d'une séance marquée par une très faible volatilité, ce qui constitue une marque de confiance des acheteurs dans un contexte macro-économique exempt de périls majeurs (les rumeurs d'un plan de sauvetage de Washington Mutual écartent encore un peu plus le spectre du "risque systémique").
Selon le Wall Street Journal, le fonds de private equity TPG et d'autres partenaires seraient sur le point d'injecter cinq milliards de dollars au sein du capital de Washington Mutual, une opération qui lui permettrait de hisser ses ratios de capital à des niveaux satisfaisants.
Les rumeurs positives concernant Washington Mutual favorise les valeurs bancaires au sein du CAC40, avec des gains de +2,4% pour BNP Paribas, +2,5% pour la Société Générale et le Crédit Agricole, de +2,9% pour Dexia.
Wall Street a entamé la journée sur une note positive dans le sillage de Citigroup (+3%): les écarts s'étagent entre +0,6% pour le Nasdaq et +0,9% pour le Dow Jones. Si les hausses s'avèrent un peu moins franches qu'anticipé, les opéateurs semblent faire preuve d'un peu de prudence à la veille de la publication des 1er trimestriels par Alcoa et General Electric.
En l'absence de statistiques et de résultats marquants, l'actualité du jour a été ponctuée d'opérations financières à grande échelle, avec la vente par Nestlé de sa filiale américaine Alcon à Novartis pour 39 milliards de dollars, par la possibilité d'une OPA majeure relancée par "l'ultimatum" adressé par Microsoft à Yahoo! (qui n'exige plus qu'un prix de rachat décent)... et à une moindre échelle, par l'OPA de la SNCF sur Geodis.
Le CAC40 prend 0,89% à 4.944,6 points (le "gap" ouvert au-dessus des 4.926Pts reste donc béant) et affiche une performance légèrement supérieure aux autres grandes places du Vieux Continent (elles sont d'une grande homogénéité): le FTSE-100, le Dax, le Mibtel s'adjugent également 0,8%, seul Madrid reste à la traîne avec +0,2% et Amsterdam gagne +1.
Les quelques chiffre économique -d'importance mineure- publiés en Europe, s'avèraient plutôt de nature à soutenir la tendance, avec notamment une hausse de 0,4% de la production industrielle en Allemagne en février, selon les chiffres publiés par le ministère allemand de l'économie. L'indice a cependant été révisé à la baisse pour janvier, à 1,4%, contre 1,8% en estimation initiale.
A Paris, c'est Alstom qui conserve jusqu'au bout la tête du classement(+3,9%). Le groupe a simplement annoncé avoir reçu la commande de 30 trains régionaux Coradia Lint par l'opérateur ferroviaire allemand Veolia Verkehr pour un montant de près de 70 millions d'euros.
Après avoir clos mercredi dernier le dossier Alitalia, Air France-KLM gagnait 3,1%. Le groupe pourrait finalement entamer de nouvelles négociations avec la compagnie aérienne italienne et en particulier les syndicats.
L'Oréal avait lui aussi le vent en poupe (+2,1%), porté par une série de spéculations, alors que Nestlé a annoncé ce matin la cession de sa participation de 77% dans Alcon, un spécialiste des produits ophtalmologiques, à son compatriote Novartis. Nestlé détient 28% du capital de L'Oréal.
EDF (-1,7%) a terminé lanterne rouge du CAC40, pâtissant de la rumeur d'une offre de rachat conjointe avec le britannique Centrica sur l'opérateur de centrales nucléaires British Energy, indique ce lundi le Wall Street journal sur son site internet.
Hors CAC40, Geodis s'envolait de 30,4% alors que la SNCF envisage de déposer d'ici la fin du mois d'avril un projet d'offre publique d'achat (OPA) visant les titres du prestataire de services de transport et de logistique à un prix de 135 euros par action.
L'euro reste presque stable face à la devise américaine, au niveau élevé de 1,57 dollar pour un euro... ce qui a propulsé symétriquement le cours du baril de pétrole au-delà des 106,50$, jusque vers 108,80$. La flambée de l'énergie et la faiblesse du Dollar ne font pas bon ménage avec les actions européennes, les investisseurs n'hésitant pas à faire l'arbitrage entre ces deux grands thèmes d'investissement depuis l'automne 2007.
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