La clôture à Wall Street
| LA CLÔTURE DE WALL STREET |
Wall Street a terminé en légère hausse jeudi, soutenue notamment par les propos rassurants du patron de Merrill Lynch, qui a assuré que sa banque n'avait pas besoin de capitaux frais, un nouveau signe d'espoir pour le secteur financier.
L'indice Dow Jones a gagné 20,20 points à 12.626,03, le Standard & Poor's 500 1,78 point (+0,13%) à 1.369,31 et le Nasdaq Composite 1,90 point, soit 0,08%, à 2.363,30.
Merrill Lynch a pris 1,21% à 45,89 dollars après les déclarations de John Thain, son P-DG, au quotidien japonais Nikkei assurant que la banque n'avait besoin ni d'être rachetée, ni de fusionner, ni de faire appel au marché pour renforcer au bilan.
Les valeurs de haute technologie ont parallèlement bénéficié des résultats supérieurs aux attentes de Research In Motion, le fabricant du Blackberry. Le titre RIM s'est envolé de 5,86% à 122,58 dollars et dans son sillage, Apple a pris 2,79% à 151,61 et IBM 1,05% à 116,02.
"Les marchés commencent à accorder davantage d'attention à tout signe montrant que ce qui a provoqué le ralentissement n'est plus aussi prépondérant qu'il y a six mois", a commenté Peter Kenny, directeur de Knight Equity Markets.
Le cas de Merrill "correspond précisément à l'anticipation par Wall Street d'un tournant" dans la crise financière, a-t-il ajouté.
Le marché avait déjà salué mardi l'annonce par Lehman Brothers et par le groupe suisse UBS de levées de fonds d'un montant total de 19 milliards de dollars.
LA PEUR DE LA RÉCESSION DEMEURE
La hausse des cours des métaux de base, facilitée par la baisse du dollar, a favorisé les groupes du secteur, comme Alcoa, plus forte contribution à la hausse du Dow Jones avec un gain de 5,79% à 38,54 dollars. Le groupe d'aluminium doit publier la semaine prochaine ses résultats trimestriels.
Le marché a toutefois passé une partie de la séance dans le rouge après l'annonce d'une hausse des inscriptions au chômage la semaine dernière, à 407.000, leur plus haut niveau depuis septembre 2005, une mauvaise surprise à la veille des chiffres mensuels de l'emploi, qui pourraient confirmer l'entrée de l'économie américaine dans une phase de récession.
Ce chiffre décevant a occulté celui, pourtant supérieur aux attentes, de l'indice ISM d'activité dans les services qui, il est vrai, traduit toujours une contraction d'un secteur qui représente à lui seul environ 80% de l'économie américaine.
"On est passé d'une ouverture plutôt faiblarde sur des indicateurs économiques assez mauvais à une tendance positive. Le marché regarde vers l'avenir et il anticipe un redressement de la croissance", estime Michael Darda, chef économiste de MKM Partners.
Néanmoins victimes des craintes persistantes de récession, les grands groupes industriels Caterpillar et 3M ont cédé respectivement 1,83% et 0,91%.
Toutes les technologiques n'ont pas profité de la tendance dominante du jour: Cisco Systems a ainsi cédé 2,92% à 24,23 dollars après la révision à la baisse de la recommandation d'UBS, qui dit craindre un ralentissement des commandes. Le groupe a dit pour sa part que la prudence restait de mise.
Le géant pharmaceutique Schering-Plough a lui bondi de 10,97% à 15,38 dollars après l'annonce d'un plan de réductions des coûts de 1,5 milliard de dollars.