La clôture à Paris
CAC40: repli limité sur série de stats et études négatives.
(CercleFinance.com) - La progression du CAC40 s'enraye au contact des 4.920Pts (2 tests consécutifs en moins de 24H) mais le repli demeure de nature technique et d'ampleur limitée (-0,5%)... tout comme à Wall Street mercredi soir.
Suite au rebond de +10% du CAC40 depuis le récent plancher des 4.480Pts du 20 mars dernier (soit 6 séances dont 2 marquées par des envolées de +3,5% environ les 25 mars et 1er avril), les opérateurs guettaient une occasion de souffler un peu et prendre quelques bénéfices.
Le prétexte fut tout trouvé à 14H30 avec la révélation aux Etats Unis d'une spectaculaire hausse des inscriptions au chômage de +38.000 (à 407.000) à l'issue la semaine du 29 mars.
Il s'agit de la plus forte hausse depuis le mois de septembre 2005, ce qui n'est pas de bon augure à la veille de la publication des chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis.
La mauvaise impression induite par cette "stat" n'a été que partiellement compensée par un redressement inattendu de l'indice ISM des services.
Le baromètre de l'activité dans le secteur tertiaire (80% du PIB US) a rebondi à un niveau de 49,6 soit une amélioration de 0,3 point par rapport au mois de février... au lieu d'une dégradation en direction de 49 anticipée.
Les cambistes ont cependant "boudé" l'ISM et poursuivi leurs arbitrages au détriment du billet vert: l'Euro remonte vers 1,5675 et le cours du prétrole reprend symétriquement +1% à 105,5$ le baril.
Cette conjonction n'étant guère favorable, le mouvement de consolidation s'est généralisé à travers l'Europe, le Dax reculait de 0,55% et le FTSE de 0,4%... l'Euro-Stoxx50 abandonnait -0,6% dans le sillage des valeurs bancaires.
Outre Atlantique, le Dow Jones aligne une seconde séance de repli consécutif (-0,15%) et le Nasdaq efface 75% de ses pertes initiales à -0,2%.
Le secteur bancaire a souffert dans son ensemble des commentaires pessimistes des analystes de Citigroup, qui déclarent dans une note diffusée ce matin que les banques françaises pourraient être amenées à enregistrer 4,2 milliards d'euros de provisions supplémentaires après les 9,5 milliards d'euros de provisions déjà comptabilisées en 2007.
Crédit Agricole chutait de -3,9%, AXA de -3,5%, Sté Générale de -2,5% et BNP-Paribas de -1,9%.
Le compartiment automobile fut également éprouvé avec des écarts de -3,5% et plus sur Michelin (note négative du Credit Suisse qui réduit de 88 à 62E son objectif de cours) puis Renault, Peugeot ne cédant que -0,1%... mais les pertes avaient été plus sévères la veille (-2,3%).
Le 1er contributeur au soutien du CAC40 fut sans conteste EDF qui s'est apprécié de +3,6%, alors que Goldman Sachs a décidé d'inclure le titre de l'électricien à sa "Conviction Buy List" (liste de valeurs fortement recommandées à l'achat).
Pernod-Ricard coiffait l'électricien sur le poteau et grimpait in extremis sur la plus haute marche du podium avec un gain de +3,7%, talonné par Véolia qui rebondit de +3,5% (Sté Générale réaffirme aujourd'hui sa recommandation d'achat sur Veolia, estimant que le titre propose à l'heure actuelle un point d'entrée avec "un potentiel de hausse conséquent").
Air France-KLM affichait une progression de 2,45% après avoir mis un terme dans la soirée d'hier aux négociations en vue d'une reprise d'Alitalia, en raison de son incapacité à trouver un accord avec les syndicats de la compagnie italienne.
ArcelorMittal (+1,05%) annonçait l'acquisition d'une participation de 50% dans le capital de Gonvarri Brasil, une opération qui lui permet de s'implanter sur le marché brésilien des centres de services sidérurgiques. L'accord doit déboucher sur la création d'un centre de services sidérurgiques détenu dans le cadre d'une coentreprise.
Hors CAC40, Areva (+1,1%) a annoncé l'acquisition de la société britannique RM Consultants Ltd (RMC). Il s'agit d'une entreprise de conseil spécialisée dans la sûreté nucléaire. Cette opération permet au groupe de compléter son implantation au Royaume-Uni.
L'achat de RMC offre l'opportunité de renforcer le savoir-faire du groupe dans les domaines de la sûreté nucléaire et de l'analyse des risques environnementaux.
Publicité