La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street perd 2,36%, l'effet Fed a fait long feu

Wall Street a clôturé en nette baisse mercredi, abandonnant une partie de ses gains de la veille sur des prises de bénéfices, sur des craintes liées à Merrill Lynch et dans le sillage d'un repli des cours du pétrole et des autres matières premières.

L'indice Dow Jones des 30 principales valeurs a lâché 2,36%, à 12.099,66, sa plus forte baisse sur une séance en près de trois semaines, alors que la veille il s'était adjugé 3,51% après l'annonce d'une nouvelle baisse drastique des taux de la Fed, de 75 points de base.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a abandonné quant à lui 2,43%, soit 32,32 points, à 1.298,42 tandis que le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a reculé de 2,57% (58,30 points) à 2.209,96.

S&P-500 et Nasdaq avaient au contraire signé mardi leur meilleure performance, respectivement depuis octobre 2002 et mars 2003.

L'effet positif de la décision de la Fed semble avait déjà fait long feu, d'autant que les investisseurs ont joué la prudence et préféré prendre leurs bénéfices après les gains substantiels de la veille.

De surcroît, alors que la séance de mardi a été marquée par des informations rassurantes sur le secteur bancaire, la banque de courtage Merrill Lynch a dévissé de 11,11% à 41,45 dollars mercredi après avoir porté plainte contre XL Assurance afin de s'assurer que les engagements contre les risques de défaut seront tenus .

La rumeur d'une possible dépréciation massive chez Merrill s'en est trouvée amplifiée, ramenant la crise du secteur financier sur le devant de la scène alors que mardi, deux résultats de banques meilleurs que prévu avaient fait un peu oublier le choc provoqué par la vente de Bear Stearns.

Morgan Stanley sauve l'honneur avec des résultat là encore en baisse, mais supérieurs au consensus. Le titre a fini en hausse de 1,38% à 43,45 dollars.

LES CRAINTES DE RÉCESSION PÈSENT SUR LES MATI ÈRES PREMIÈRES

Des inquiétudes persistantes sur les perspectives économiques américaines, conjuguées à des prises de bénéfices ont aussi pesé sur les valeurs des matières premières et par ricochet sur les entreprises du secteur.

L'indice Standard & Poor's du compartiment a perdu 6,29%, et les seules valeurs énergétiques ont abandonné 5,43% dans le sillage des cours du brut.

Le baril à New York a lâché 4,5%, la thèse de la récession américaine et l'expiration du contrat avril ayant largement éclipsé l'annonce d'une hausse pourtant moins forte que prévu des stocks américains de brut.

Les pétrolières en ont particulièrement souffert. Exxon Mobil a dévissé de 4,57% à 84,43 dollars, ConocoPhillips a perdu 5,95% à 73,61 et Chevron a abandonné 4,91% à 81,89.

Dans d'autres secteurs, comme l'aluminium, Alcoa a chuté de 7,72% à 35,62 dollars.

Le calme revenu mardi sur les marchés actions américains n'aura été que de courte durée puisque l'indice de la volatilité - également connu comme le baromètre de la peur à Wall Street - a rebondi de 15,7% alors qu'il avait accusé la veille sa quatrième plus forte baisse en 14 ans.

"La chose essentielle, c'est que tout le monde semble tenir une récession pour acquise, et ce bien que nous recevions encore de très bonnes nouvelles", commente Peter Kenny de Knight Equity Markets.

Il faisait référence notamment à la décision de l'autorité de tutelle des géants du refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac d'assouplir les règles gouvernant leurs fonds propres, ce qui leur permettra d'injecter jusqu'à 200 milliards de dollars sur un marché du crédit immobilier en pleine crise

Fannie Mae s'est adjugé 8,82% à 30,71 dollars, poursuivant sur sa lancée de la veille, tandis que Freddie Mac a bondi de 14,91% à 29,90.

Le groupe de cartes de crédit Visa a flambé de son côté de 28,41% à 56,50 dollars pour son premier jour de cotation.

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Publié dans Bourse

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