La clôture à Paris

Publié le par ludoverblog

Le CAC en repli, pénalisé par les rumeurs et avertissements.
(CercleFinance.com) - Au terme d'un parcours en dents de scie, les Bourses européennes ont terminé dans le rouge.
Les indices du vieux continent étaient tiraillés entre d'un côté l'enthousiasme issu de la baisse de 75 points de base des taux de la Fed et de l'autre les crainte concernant la crise de liquidités.

Plusieurs rumeurs ont fait plongé la banque britannique HBOS de -7,6% en dépit des démentis de la direction au sujet de la solvabilité. En outre, les craintes de récession en Europe suite aux avertissements sur résultats lancés par Deutsche Telecom, Easyjet ou Sony Ericsson après celui de Siemens de lundi ont contribué à inquièter les investisseurs.

Dans ce contexte et après une valse hésitation, le CAC 40 a abandonné 0,6% à 4555 points. La morosité était également à l'ordre du jour sur les autres places européennes où le Dax a perdu 0,5% et le FTSE s'est replié 1,1%.

Les marchés américains sont également en repli au lendemain d'une séance d'anthologie où le Dow Jones s'est envolé de +3,5%, le Standard & Poor's de +4,25% et le Nasdaq Composite de +4,2%. Les marchés avaient particulièrement bien accueilli la décision de la FED de baisser son taux directeur de 75 points de base à 2,25%, certains anticipaient une baisse de 100 points de base.

Les nouvelles venues d'outre-Atlantique sont pourtant favorables. Grâce à un assouplissement des règles prudentielles, Freddie Mac et Fannie Mae ont reçu l'aval de Washington pour effectuer des rachats de crédit immobilier. Par ailleurs, Morgan Stanley a dévoilé des résultats en net repli, mais supérieurs aux attentes des analystes.

Du côté des changes, le nouvel assouplissement monétaire orchestré par la Fed entretient la faiblesse du dollar qui s'échange toujours à 1,564 dollar contre euro. Un analyste souligne que les taux réels américains, retraités de l'inflation, sont négatifs ce qui contribue à faire plonger le dollar qui, selon le spécialiste devrait rester à ses plus bas encore durant quelques temps.

Au chapitre des sociétés, les valeurs financières ont terminé sur une note contrastée.

Ainsi, BNP Paribas (+4,6%) et Dexia (+2,9%) figurent en tête du classement des 40 'blue ship' françaises.

BNP Paribas signe même la plus forte hausse de l'indice parisien avec un gain de 4,6%, le groupe bancaire a annoncé avoir renoncé au rachat de Société Générale. Elle estime que les conditions permettant de réaliser une opération "créatrice de valeur" pour ses actionnaires ne sont pas réunies.

A l'inverse, Société Générale signe la plus forte baisse de l'indice parisien et abandonne 7,1%.

France Télécom (-2,6%) a lui été pénalisé par le " profit warning " lancé ce matin par Deutsche Telecom sur ses activités fixes et internet, bien que l'opérateur historique français confirme ses objectifs pour ses activités résidentielles France (réseau fixe traditionnel et Internet) en France pour 2008. Le groupe avait en effet indiqué qu'après la performance de 2007, elles devraient être stables cette année.

Sur le SBF120, Ipsos a cédé 1,4% au lendemain de la publication de ses résultats au titre de l'exercice 2007. Le groupe spécialisé dans les enquêtes d'opinion a réalisé un résultat opérationnel courant de 90,6 millions d'euros, en croissance de 13,9% grâce à une " bonne maîtrise de la masse salariale et des frais généraux, " supérieur de 2% au consensus des analystes, de 88,7 millions.

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Publié dans Bourse

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