La clôture à Paris
Le CAC termine sous le seuil des 5400 points.
(Cercle Finance) - La correction sur les bourses européennes s'est accentuée dans le sillage du repli de Wall Street.Les marchés actions américains ont fléchi, après la révision en baisse hier par la Fed de ses perspectives de croissance pour les Etats-Unis en 2008 et sous le poids de statistiques contrastées.
Le Cac 40 a ainsi chuté de 2,28% à 5 381 points et repasse ainsi successivement au dessous du seuil des 5500 puis des 5400 points.
Aucune place européenne n'affiche un recul inférieur à 1%, les pertes moyennes se situant autour de 1,7%.
Le Dax a ainsi dévissé de 1,5% à 7 518 points, tandis que le FTSE se replie de 2,12% à 6 094 points. Amsterdam perd 2,3%, Madrid 2,2%...la plus faible baisse revenant à Milan avec un recul de 1,4%.
Les places européennes ont notamment été confronté à un baril au seuil des 100 dollars, après le record de 99 dollars inscrit ce matin par le brut américain.
L'euro a également établi de nouveaux sommets à 1,4856 dollar, une ascension qui n'est décidément pas une bonne affaire pour les valeurs exportatrices européennes.
Wall Street s'inscrit en net repli en cette veille de Thanksgiving. Le Dow Jones et le Nasdaq reculent respectivement de 1,1% et 1,4%.
Les indicateurs avancés accusent des baisent plus fortes que prévu. L'indice des indicateurs avancés aux Etats-Unis est ressorti en baisse de 0,5% en octobre à 136,9, a annoncé jeudi le Conference Board.
Les stocks américains de pétrole brut ont reculé la semaine dernière, annonce mercredi le Département américain de l'Energie.
En outre, hier soir, les Minutes de la FED ont indiqué que Ben Bernanke et ses collègues anticipaient un ralentissement économique en 2008, avec au mieux une croissance de 1,8% à +2,5% pour cause de poursuite de la crise de l'immobilier.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis n'ont rien fait au climat de défiance ambiant. Elles ont pourtant reculé de 11 000 lors de la semaine du 17 novembre pour atteindre 330 000.
A Paris, le CAC 40 compte seulement 3 titres dans le vert. EDF gagne 2,1% sur des rumeurs de contrat en Chine dans le nucléaire avec Areva. Et devance Alstom (+0,26%) qui aurait, en partenariat avec l'égyptien Orascom, remporté un contrat de construction de la centrale électrique de Terga (Ain Temouchent) en Algérie pour un montant de 1,3 milliards d'euros, selon la presse.
A l'inverse, les financières sont une fois de plus malmenées. Dexia rétrograde de -6,15% et signe la plus forte baisse des valeurs du CAC 40, compte tenu de son exposition au subprime aux Etats-Unis.
Selon Goldman Sachs, les banques et brokers sont exposés à hauteur de 644 milliards de dollars au marché du subprime américain et ces positions pourraient générer des pertes de l'ordre de 103 milliards de dollars.
Société Générale a également accuse l'une des plus fortes baisses (- 5,9%), après que Goldman Sachs ait dégradé sa recommandation et passe de neutre à vendre.
Alcatel-Lucent dévisse de -6,6% et se situe au dessous du seuil symbolique des 5 euros pour revenir à des niveaux que le titre n'avait plus connus depuis le 10 janvier 2003.
Sur le plan macroéconomique, on attend cet après-midi la publication de l'indicateur avancé du Conference Board, des stocks de pétrole, suivis de la confiance des consommateurs du Michigan.
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