La clôture à Paris
vendredi 13 juillet 2007 18:16
La hausse moyenne des places européennes s'établit autour de +0,5% et contrairement au scénario observé la veille à Wall Street, aucun indice n'a battu au final un record annuel ou historique, l'Euro-Stoxx gagne 0,59% à 4544 points, retraçant au "point près" son zénith des 4.560Pts quelques minutes après l'ouverture.
A Francfort, après un début de séance tonitruante (le DAX inscrivant un nouveau zénith historique à 8.150Pts... contre 8.130 à la mi-juin), les acheteurs se montrent un moins déterminés et le DAX30 retombe sous les 8.100Pts à 8092 points.
L'euphorie de Wall Street jeudi soir ne semble pas se propager de façon mécanique sur le Vieux Continent: la faiblesse du Dollar (nouveau plancher historique de 1,3814/E et 2.0360£) constitue un frein et les chiffres US du jour ne font rien pour infléchir cette tendance.
Les ventes de détail (attendues en légère hausse, hors automobile) sont ressorties en baisse de -0,4% au mois de juin (et de -1% en "global", c'est la plus mauvaise performance depuis août 2005).
Les prix à l'importation ont grimpé de +1% pour cause de flambée du pétrole (+4,7%), hors énergie, l'inflation semble beaucoup plus "sage" à +0,2% et +2,3% en rythme annuel.
La bonne nouvelle provient de la confiance des ménages américains puisque selon le baromètre de l'université du Michigan, juillet enregistre une remontée spectaculaire de l'indice, de 85,3 vers 92,4 (la bonne tenue de Wall Street n'y est peut être pas étrangère car la conjoncture immobilière continue de se dégrader, ainsi que les conditions de crédit à la consommation, hausse des taux oblige).
Si la thématique des OPA explique pour une bonne part l'explosion à la hausse des indices US jeudi soir, certains traders indiquaient peu après la clôture que de grandes maisons de courtage avaient pris à revers un grand nombre de "hedge funds" qui avaient accumulé d'importantes positions de vente à découvert, en anticipation d'une correction importante des indices boursiers dans le sillage des taux (qui continuent de se tendre à 5,10%) puis du pétrole (qui vaut en moyenne 72,5$ depuis le 5 juillet dernier, avec plusieurs pointes au-delà des 73$ le baril).
Il suffisait que quelques indications favorables concernant la consommation (ventes de Wall Mart e, juin) se greffent sur l'annonce de grosses OPA (Rio-Tinto/Alcan) pour propulser les indices US au-delà de leurs résistances, ce qui déclenchait une vague massive de clôture de positions (vendeuses) automatisés.
Beaucoup de traders observaient que les rachats de découvert s'étaient transformée en vent de panique dès la mi-séance, lorsque le "S&P-500" eut à son tour débordé le cap des 1.540Pts.
L'ensemble des intervenants s'est retrouvé "dans le même sens" durant tout l'après-midi et le ramassage -par le biais des contrats sur indice- s'est concentré mécaniquement sur les plus grande capitalisations (Intel, Merck, Citigroup, Exxon), faisant bondir le Dow Jones jusque vers 13.860Pts... et même au-delà des 13.900Pts ce soir.
Si les indices US en restaient là, le Dow Jones gagnerait +2,2% sur la semaine mais le Nasdaq qui cale sous les 2.700Pts devrait se contenter de +1,3%.
Paris n'a aucun chiffre économique à se mettre sous la dent mais quelques recommandations d'analystes viennent cependant soutenir la tendance: Schneider Electric (+1,5% à 105 euros) a pris la 3ème meilleure performance du jour. Citigroup a relevé de "conserver" à "achat" sa recommandation sur le titre et rehaussé son objectif de cours de 100 à 120 euros, jugeant injustifié le récent accès de pessimisme ayant entouré le groupe français.
Alstom (inchangé) consolide ses gains de la veille alors que plusieurs analystes saluent les chiffres d'activité publiés jeudi par le groupe en relevant leurs estimations financières. Citigroup Smith Barney, qui est à "conserver", a notamment relevé de 110 à 140 euros son objectif sur le titre.
L'Oréal plonge de 4,15% après la publication, hier soir, d'un chiffre d'affaires semestriel de 8,51 milliards d'euros, en progression de 9,4 % à données publiées, et de 7,7 % en organique. "Le niveau d'activité du deuxième trimestre est bon, mais insuffisant pour entraîner une revalorisation des titres", estime un analyste.
La spéculation se dégonfle un peu sur Cap Gemini (-1,67%) et Vallourec (-1,63%) qui avaient bondi de +5% et plus sur des rumeurs d'OPA (et Accor perd -0,36%, Arcelor-Mittal -1,12%).
Danone (-3,36%) est affecté par une note d'ABN-Amro qui abaisse son objectif de cours à 58E après le rachat -jugé onéreux- de Numico.
(Cercle Finance) - Après avoir atteint un point haut à moins d'une heure de la clôture, les marchés européens ont ensuite diminué leurs gains. Le CAC 40 termine ainsi la séance sur une hausse de 0,24% à 6117,9 points et conserve le seuil des 6100 points franchi la veille. La performance hebdomadaire de l'indice phare du marché parisien est équivalente à celle du jour : 0,25%.
La hausse moyenne des places européennes s'établit autour de +0,5% et contrairement au scénario observé la veille à Wall Street, aucun indice n'a battu au final un record annuel ou historique, l'Euro-Stoxx gagne 0,59% à 4544 points, retraçant au "point près" son zénith des 4.560Pts quelques minutes après l'ouverture.
A Francfort, après un début de séance tonitruante (le DAX inscrivant un nouveau zénith historique à 8.150Pts... contre 8.130 à la mi-juin), les acheteurs se montrent un moins déterminés et le DAX30 retombe sous les 8.100Pts à 8092 points.
L'euphorie de Wall Street jeudi soir ne semble pas se propager de façon mécanique sur le Vieux Continent: la faiblesse du Dollar (nouveau plancher historique de 1,3814/E et 2.0360£) constitue un frein et les chiffres US du jour ne font rien pour infléchir cette tendance.
Les ventes de détail (attendues en légère hausse, hors automobile) sont ressorties en baisse de -0,4% au mois de juin (et de -1% en "global", c'est la plus mauvaise performance depuis août 2005).
Les prix à l'importation ont grimpé de +1% pour cause de flambée du pétrole (+4,7%), hors énergie, l'inflation semble beaucoup plus "sage" à +0,2% et +2,3% en rythme annuel.
La bonne nouvelle provient de la confiance des ménages américains puisque selon le baromètre de l'université du Michigan, juillet enregistre une remontée spectaculaire de l'indice, de 85,3 vers 92,4 (la bonne tenue de Wall Street n'y est peut être pas étrangère car la conjoncture immobilière continue de se dégrader, ainsi que les conditions de crédit à la consommation, hausse des taux oblige).
Si la thématique des OPA explique pour une bonne part l'explosion à la hausse des indices US jeudi soir, certains traders indiquaient peu après la clôture que de grandes maisons de courtage avaient pris à revers un grand nombre de "hedge funds" qui avaient accumulé d'importantes positions de vente à découvert, en anticipation d'une correction importante des indices boursiers dans le sillage des taux (qui continuent de se tendre à 5,10%) puis du pétrole (qui vaut en moyenne 72,5$ depuis le 5 juillet dernier, avec plusieurs pointes au-delà des 73$ le baril).
Il suffisait que quelques indications favorables concernant la consommation (ventes de Wall Mart e, juin) se greffent sur l'annonce de grosses OPA (Rio-Tinto/Alcan) pour propulser les indices US au-delà de leurs résistances, ce qui déclenchait une vague massive de clôture de positions (vendeuses) automatisés.
Beaucoup de traders observaient que les rachats de découvert s'étaient transformée en vent de panique dès la mi-séance, lorsque le "S&P-500" eut à son tour débordé le cap des 1.540Pts.
L'ensemble des intervenants s'est retrouvé "dans le même sens" durant tout l'après-midi et le ramassage -par le biais des contrats sur indice- s'est concentré mécaniquement sur les plus grande capitalisations (Intel, Merck, Citigroup, Exxon), faisant bondir le Dow Jones jusque vers 13.860Pts... et même au-delà des 13.900Pts ce soir.
Si les indices US en restaient là, le Dow Jones gagnerait +2,2% sur la semaine mais le Nasdaq qui cale sous les 2.700Pts devrait se contenter de +1,3%.
Paris n'a aucun chiffre économique à se mettre sous la dent mais quelques recommandations d'analystes viennent cependant soutenir la tendance: Schneider Electric (+1,5% à 105 euros) a pris la 3ème meilleure performance du jour. Citigroup a relevé de "conserver" à "achat" sa recommandation sur le titre et rehaussé son objectif de cours de 100 à 120 euros, jugeant injustifié le récent accès de pessimisme ayant entouré le groupe français.
Alstom (inchangé) consolide ses gains de la veille alors que plusieurs analystes saluent les chiffres d'activité publiés jeudi par le groupe en relevant leurs estimations financières. Citigroup Smith Barney, qui est à "conserver", a notamment relevé de 110 à 140 euros son objectif sur le titre.
L'Oréal plonge de 4,15% après la publication, hier soir, d'un chiffre d'affaires semestriel de 8,51 milliards d'euros, en progression de 9,4 % à données publiées, et de 7,7 % en organique. "Le niveau d'activité du deuxième trimestre est bon, mais insuffisant pour entraîner une revalorisation des titres", estime un analyste.
La spéculation se dégonfle un peu sur Cap Gemini (-1,67%) et Vallourec (-1,63%) qui avaient bondi de +5% et plus sur des rumeurs d'OPA (et Accor perd -0,36%, Arcelor-Mittal -1,12%).
Danone (-3,36%) est affecté par une note d'ABN-Amro qui abaisse son objectif de cours à 58E après le rachat -jugé onéreux- de Numico.
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