La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Rebond prudent à Wall Street

Wall Street a fini en légère hausse mercredi, opérant un rebond prudent après sa chute de la veille, la plus spectaculaire depuis les attentats du 11 septembre 2001, soutenue notamment par les propos rassurants du président de la Fed sur les perspectives de croissance pour l'économie américaine.

LA CLÔTURE DE WALL STREET

L'indice Dow Jones des 30 principales valeurs a terminé sur un gain de 0,43%, soit 52,39 points, à 12.268,63, l'indice élargi S&P-500 a pris 0,56% (7,78 points) à 1.406,82 et le composite du marché Nasdaq, à forte composante technologique, a progressé de 0,34% (8,27 points) à 2.416,13.

Ben Bernanke a déclaré devant la commission budgétaire de la chambre des Représentants que le repli brutal subi ces derniers jours par les marchés boursiers mondiaux n'avait pas modifié la prévision de la Fed d'une croissance modérée aux Etats-Unis.

Wall Street a enregistré mardi sa plus forte baisse depuis 2001 - le Dow a trébuché de 3,29% et le Nasdaq dévissé de 3,86% - une chute de près de 9% de la Bourse de Shanghaï ayant attisé les craintes d'une surchauffe des marchés actions.

"Bernanke ne veut pas donner l'impression que l'évolution de l'économie provoque chez lui le moindre sentiment de panique", commente Marck Pado, stratège chez Cantor Fitzgerald. "Il est donc rassurant aujourd'hui, mais rien n'a changé. La Fed laissera la prochaine fois ses taux à 5,25%."

La journée a pourtant été marquée par plusieurs statistiques décevantes venues étayer la thèse du ralentissement de l'économie américaine.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) a été révisée à 2,2% en rythme annualisé, contre +3,5% en première estimation - Bernanke a précisé à ce titre que le nouveau taux était plus conforme au diagnostic de la fed - et l'indice PMI de Chicago est tombé à son plus bas niveau en plus de quatre ans.

"Si ces indicateurs avaient été bons, on aurait rebondi de 250 points" sur le Dow, ajoute Pado. Selon lui, la prochaine résistance de l'indice se situe au niveau des 12.000 points.

Autre indicateur du jour, les ventes de logements neufs ont chuté de 16,6% en janvier, leur plus forte baisse depuis le même mois de 1994, affectant au passage les valeurs de l'immobilier qui ont touché des plus bas de trois mois.

Le sous-indice Dow Jones du bâtiment a perdu 1,2% et les 16 valeurs qui le composent, sans exception, sont tombées dans le rouge. Le spécialiste des maisons de grand standing Toll Brothers a par exemple trébuché de 2,35% à 29,86 dollars.

LES DEFENSIVES EN VEDETTE, ACHATS A BON COMPTE

Après les prises de bénéfice massives observées la veille, les investisseurs ont continué de jouer la prudence, achetant surtout des valeurs défensives comme celles du tabac ou des produits de grande consommation.

Altria, maison-mère de Philip Morris (Marlboro), s'est ainsi adjugée 1,95% à 84,28 dollars tandis que Procter & Gamble a grimpé de 3,66% à 63,49.

Le groupe pharmaceutique Merck a gagné pour sa part 2,27% à 44,16 dollars après avoir relevé ses prévisions de bénéfice pour 2007 au vu des ventes solides affichées par plusieurs de ses médicaments au début de l'année.

Les valeurs des semi-conducteurs ont profité quant à elles d'achats à bon compte, après avoir connu la veille parmi les plus fortes baisses du Nasdaq. Si le fabricant de composants pour la technologie sans fil Qualcomm a fini seulement en hausse légère de 0,42% à 40,30 dollars, il a atteint en séance un plus haut de 41,08.

Le groupe industriel diversifié Ingersoll-Rand, qui a déjà annoncé mardi la vente de sa division de développement routier, a gagné 1,26% à 43,31 dollars après avoir doublé à deux milliards de dollars son budget 2007 destiné aux rachats d'actions et aux opérations de fusions-acquisitions.

Du côté des baisses, le troisième groupe publicitaire mondial Interpublic a abandonné 2,48% à 12,59 dollars, l'annonce d'un résultat trimestriel redevenu bénéficiaire grâce à une baisse des dépenses du groupe ayant été éclipsée par la publication d'un chiffre d'affaires en léger repli sur la période.

Laboratoire Barr a chuté pour sa part de 3,55% à 53 dollars après avoir fait état d'une perte trimestrielle imputable à des charges liées à son acquisition de Pliva. Le groupe pharmaceutique a en outre publié un objectif de résultats pour 2007 inférieur, selon les analystes, au consensus du marché.

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Publié dans Bourse

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