La clôture à Wall Street
LA CLÔTURE DE WALL STREET |
Wall Street a terminé en légère baisse lundi, les craintes que la fermeté des cours du brut, notamment, suscite pour l'économie ayant éclipsé les effets positifs d'une méga-acquisition dans l'énergie.
L'indice Dow Jones des 30 principales valeurs a cédé 0,12%, soit 15,22 points, à 12.632,26, l'indice élargi S&P-500 a reculé de 0,13% (1,82 point) à 1.449,37 et le composite du marché Nasdaq, à forte pondération technologique, a abandonné 0,42% (10,58 points) à 2.504,52.
Le brut léger américain a encore gagné 0,41% à 61,39 dollars, soutenu par les tensions liées au dossier du nucléaire iranien. Si les compagnies pétrolières profitent de cette fermeté - Exxon Mobil, a contrario de la tendance, a gagné 0,24% à 75,40 dollars - celle-ci fait aussi craindre pour l'inflation, le pouvoir d'achat des consommateurs et les marges des entreprises.
Ce regain d'inquiétude a également été alimenté par les propos de l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, jugeant "possible" qu'une récession touche l'économie des États-Unis vers la fin de l'année 2007.
"Le marché est de nouveau préoccupé par la thèse du ralentissement de l'économie américaine et la décélération des bénéfices des sociétés", résume Milton Ezrati, stratège chez Lord Abbett & Co.
"Les prix du pétrole reflètent à mes yeux l'impasse en Iran, et je pense que cette situation donne du souci aux investisseurs", ajoute-t-il.
Les intervenants ont également joué la prudence en l'absence d'indicateurs macroéconomique à l'agenda du jour, et en prévision de la salve de statistiques des prochains jours, avec les commandes de biens durables, la confiance du consommateur et les reventes de logements dès mardi, suivies le lendemain de la deuxième estimation des chiffres du PIB au quatrième trimestre.
TECHNOLOGIQUES EN BERNE, TXU S'ENVOLE
Les valeurs technologiques ont surtout souffert des craintes que la fermeté du pétrole alimente pour les perspectives de bénéfices des entreprises du secteur. L'idée d'une éventuelle inflation nourrie par la facture énergétique, et ses implications en matière de taux d'intérêt, est également néfaste pour la capacité d'emprunt future des sociétés.
Le fabricant de semi-conducteurs pour la technologie sans fil Qualcomm a ainsi trébuché de 1,64% à 45,65 dollars.
Les valeurs les plus sensibles aux retournements des cycles économiques ont également souffert, à l'instar du géant de l'aéronautique Boeing qui a perdu 1,5% à 88,93 dollars, tout comme celles qui dépendent beaucoup des anticipations de taux, comme les financières: Citigroup a effacé 2,03% de sa valeur à 52,68 dollars et Morgan Stanley a dévissé de 3,03% à 78,52.
Cette bouffée de pessimisme a éclipsé un regain de confiance dans le pipeline de médicaments de Merck, qui s'est adjugé 3,59% à 44,48 dollars, et surtout l'annonce du rachat pour 31,8 milliards de dollars du numéro un texan de l'énergie TXU par les fonds KKR et TPG .
L'action TXU s'est envolée de 13,18% à 67,93 dollars, entraînant dans son sillage d'autres producteurs américains d'électricité comme le numéro deux texan, NRG Energy, qui a fait un bond de 6,66% à 67,75 dollars.