La cloture à Paris
jeudi 6 octobre 2005 18:05 (Cercle Finance) - Les ventes ont été massives ! Pas moins de 7 milliards d'Euros échangés à Paris (dont 6MdsE pour le seul CAC40)... mais au final, le recul des indices qui avait passé la barre des -1,5% (vers 13H puis de nouveau une heure après l'ouverture de Wall Street) se retrouve ramené à un bien moins spectaculaire score de -1% (pour l'Euro-Stoxx, le FT-100 et le DAX) et de -1,25% à Amsterdam et Paris (qui préserve ainsi l'ex zénith des 4.527Pts du 10 août dernier). Alors que 38 valeurs sur 40 terminaient dans le rouge, France Télécom fut le seul titre à figurer constamment à la hausse (+1,3%) alors que le montant de l'émission obligataire a été fixé dans le bas de la fourchette, soit à 2MdsE (et non 2,5MdsE comme envisagé initialement). Le timide rebond de Wall Street a quelque peu réchauffé l'atmosphère en fin de séance, le Dow Jones et le "S&P" reprennent +0,35%... mais ces gains passeront-ils le cap de la mi-journée, et les chiffres du chômage attendus demain aux permettront-ils aux indices US de stopper une décrue amorcée dès la fin du mois de juin dernier ? Les opérateurs se sont montrés sans surprise indifférents au nouveau statu quo de la Banque centrale européenne, ils n'ont pas non plus retrouvé leur appétit pour les valeurs industrielles malgré la très forte baisse des prix du pétrole (sous les 61,5), pourtant rassurante par certains aspects (notamment une modération ultérieure de l'inflation). La détente des cours sur le NYMEX continue de peser sur les indices boursiers compte tenu de l'ampleur du décrochage des valeurs liées au compartiment de l'énergie (Total à -2,2%, Vallourec, Technip à -4,5%... et surtout géophysique en repli de -6,4%). Les marchés obligataires ne progressent que marginalement depuis ce matin (une stabilité se profile ce soir), suggérant que les investisseurs ne procèdent pas à des transferts massifs de liquidités vers les T-Bonds. La stabilité des taux est cependant le résultat de 2 forces antagonistes qui se contrebalancent: la rechute du baril vers 62$ pèse mécaniquement sur les Bons du Trésor, tandis que des achats (dans le cadre d'un "flight to secutity") les soutiennent. La Banque centrale européenne (BCE) a laissé comme prévu ses taux directeurs inchangés jeudi, à l'issue la réunion de son conseil des gouverneurs tenue à Athènes: JC Trichet a déclaré, pour calmer un peu les angoisses des marchés qu' "il n'existait pas de pressions inflationnistes dans la zone euro". Sur le marché des changes, l'Euro se redresse vivement +1,3% à 1,2130$... et si l'indice ISM publié la veille a pu plomber le billet vert, la Monnaie Unique remonte du fait de l'imminence d'une issue aux tractations entre SPD et CDU en Allemagne: le dénouement est proche alors que les signes d'un assouplissement des positions de Gerhard Schröder laissent supposer qu'il envisage de se retirer au profit d'Angela Merkel (contre la promesse d'un gouvernement "équilibré").
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