Le point à la cloture de Paris
mardi 4 octobre 2005 17:59
(Cercle Finance) - La 3ème séance de hausse consécutive alignée par le CAC40 (+0,6%) est aussi la plus convaincante de la série puisque l'indice clôture au plus haut du jour (4.650Pts), de l'année (tout comme l'Euro-Stoxx qui s'adjuge +0,4% à 3.462Pts) et s'inscrit à un niveau de cours plus observé depuis le 17/04/2002.
Le CAC40 a retrouvé une sorte de second souffle près plusieurs heures de consolidation "à l'horizontal" (vers 4.640Pts) liées à l'absence de direction affichée par les indices US (en hausse symbolique après 90 minutes de cotations).
Il est dailleurs vraisemblable que sans la correction de -1% qui frappe le titre Total (ou -1,6% sur France Télécom avant une émission obligataire de 2MdsE), le marché parisien tutoierait déjà l'objectif des 4.575Pts privilégié par nombre de chartistes.
Les valeurs pétrolières ont subi collectivement de lourdes prises de bénéfices alors que le pétrole refluait sous les 64$ puis poursuivait sa glissade jusque sur 63,5$: Londres, plombé par la chute de -2,5% de BP termine d'ailleurs légèrement dans le rouge (-0,13%).
A l'inverse, la bourse de Francfort s'envolait de +1,1% (à 5.138Pts) alors que le dénouement des tractations poltiques entre le SPD et la CDU devrait déboucher sur l'investiture d'Angela Merkel (la favorite des marchés) au poste de Chancelier (ce sera donc -sauf revirement imprévu- la première femme à occuper ce poste en Allemagne).
Le Dollar (-0,1% ce soir) s'est légèrement replié ce mardi jusque vers 1,1950/E (le facteur politique aidant), mais le voici de nouveau en mesure de re-franchir le cap des 1,1900/E (zénith du 5 juillet dernier) ce soir.
Les marchés de taux parviennent à se stabiliser après 10 jours de repli quasi ininterompu (le Bund affiche 3,18% de rendement contre 3,184% lundi).
Aucun chiffre économique (pas de réaction de Wall Street à la hausse de 2,5% des commandes à l'industrie aux USA au mois d'août) n'explique ce vent d'euphorie qui semblait se remettre à souffler en cette seconde séance du 4ème trimestre mais il faut souligner que les raisons impérieuses de se désengager des actions sont peu nombreuses.