La clôture à Paris

jeudi 18 janvier 2007 18:06 (Cercle Finance) - La Bourse de Paris s'est brusquement retournée à la baisse jeudi en fin de séance à la suite d'un avertissement de Ben Bernanke lors de son audition devant la commission budgétaire du Sénat, avant de réduire ses pertes dans les derniers échanges.
Les marchés ont également été affectés par une série de résultats trimestriels décevants, affectant en particulier des valeurs vedettes du Nasdaq comme Apple. Au moment de la clôture de Paris, le Nasdaq abandonnait plus de 1%.
Le CAC 40 a clôturé en baisse de 0,1% à 5555 points après avoir touché un plus bas de 5.539,8 points, dans un volume important de 7,7 milliards d'euros.
Ailleurs en Europe, Londres a terminé en hausse de 0,1%, mais Francfort a lâché 0,2%.
Un indicateur clé a été publié aux Etats-Unis, mais l'annonce d'une légère hausse des prix à la consommation américains (+0,2% hors alimentation et énergie) n'a ni rassuré ni n'accrédité les inquiétudes de la Fed quant à l'inflation.
Les marchés ont en revanche mal réagi aux avertissements lancés ce jeudi par Ben Bernanke, qui prononçait son discours bi-annuel devant le Sénat.
"En dernier ressort, l'expansion de la dette pourrait conduire à une crise fiscale, qui ne pourrait être résolue que par des très nettes réductions des dépenses budgétaires ou des hausses d'impôts, voire les deux", a-t-il lancé devant les sénateurs.
La Bourse de Paris a lourdement chuté dans le sillage de ces déclarations.
Sur le plan sectoriel, l'automobile a affiché la meilleure performance en Europe (+1,1%), tandis que la technologie a essuyé la plus forte correction (-1,4%).
A Paris, Dexia (+2,75%) a signé la plus forte hausse du CAC, alors que les analystes d'Exane BNP Paribas ont relevé dans la matinée leur recommandation sur le numéro 1 mondial du financement de "neutre" à "surperformance".
Alstom a pris 2,7% après avoir a annoncé une progression de 10% de ses ventes sur les neuf premiers mois de l'exercice 2006/07, à 10,02 milliards d'euros, grâce à une forte hausse de ses commandes (+34%).
AGF se stabilisait autour de 125 euros en fin de journée. Son conseil d'administration a accueilli "favorablement" le projet d'offre mixte que l'allemand Allianz, maison-mère du groupe, souhaite déposer d'ici la fin du mois de février sur ses minoritaires. Les actionnaires d'AGF se verront offrir 87,5 euros et 0,25 action Allianz pour chaque titre apporté. Sur la base du cours de clôture d'Allianz au 16 janvier 2007, le projet d'offre faisait initialement ressortir l'offre sur AGF à 126,4 euros.
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