La clôture à Paris

mardi 19 décembre 2006 18:10 (Cercle Finance) - La Bourse de Paris, à l'instar des autres places européennes, a fini sur un mouvement de repli marqué mardi, dans un contexte d'incertitude quant à la santé de l'économie mondiale, notamment après la publication d'une inflation plus
forte que prévu aux Etats-Unis.A la clôture, le CAC 40 repassait sous la barre des 5.500 points et rétrocédait 0,8% à 5484,8 points, un recul légèrement plus prononcé que ceux de Londres (-0,7%) et Francfort (-0,7%).
A New York, les grands indices américains abandonnaient tous du terrain en fin de matinée (-0,2% pour le Dow Jones, -0,6% pour le Nasdaq), les investisseurs ayant été cueillis à froid avant l'ouverture par l'annonce d'un bond de 2% de l'indice des prix à la production au mois de novembre, alors que les économistes tablaient sur une progression de seulement 0,7%.
"On a vu les indices futurs battre en retraite après la publication de l'indicateur", rappelle un analyste.
L'effondrement historique de la Bourse de Bangkok a également fait figure d'épouvantail. L'indice SET s'est replié de près de 16% ce matin, faisant craindre une contagion à l'ensemble des places asiatiques. La Banque centrale a mis en place de sévères mesures de restriction sur le marché des changes visant à décourager la spéculation à la hausse sur la monnaie locale, considéré comme un véritable fléau pour le commerce extérieur thaïlandais.
Rare motif de satisfaction ce mardi, le titre Euronext a pu finir en hausse. Il progressait à la clôture de 0,7% à 91,2 euros. Une écrasante majorité d'actionnaires d'Euronext a approuvé ce mardi le projet de fusion avec NYSE Group, apprend-on auprès de la société. Il est précisé que 98,18% des actionnaires ont voté en faveur de la fusion, face à 1,82% ayant voté contre.
Michelin parvenait à signer des gains modestes (+0,7) alors que JP Morgan a relevé son objectif de cours à 12 mois sur le manufacturier français de 73 à 80 euros, soulignant que les indicateurs-clé du groupe sont bien orientés, voire en train d'accélérer.
GdF (-0,15%) a annoncé la signature d'un accord avec le russe Gazprom, sur le renouvellement de leurs contrats d'approvisionnement en gaz naturel. Les deux groupes prolongent jusqu'en 2030 leurs contrats existants de fourniture de gaz naturel, qui représentent aujourd'hui environ 12 milliards de mètres cubes par an. Les deux entreprises ont également prévu d'accroître leur coopération dans le domaine de la fourniture de gaz naturel liquéfié (GNL), de la formation et de la protection de l'environnement.
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