
| lundi 27 novembre 2006 12:16 (Cercle Finance) - La Bourse de Paris semble bien partie pour aligner une 4ème séance de repli consécutif: la tentative de rebond technique du début de la matinée s'est brisée contre l'ex support des 5.400Pts devenu résistance. La faiblesse du dollar (tombé cette nuit à un plus bas de 1,316/E) continue de peser, ainsi que le raffermissement des cours du brut (60$ sur le NYMEX)... sans oublier la clôture négative des marchés américains vendredi soir. Le Nasdaq est par ailleurs attendu en repli de -0,3% cet après-midi... et les valeurs de "consommation" seront très suivies au lendemain du plus gros week-end de dépenses festives de l'année.
A midi, le CAC 40 rechute de -0,75%, après avoir lâché 1,3% au cours des trois dernières séances (soit -2% cumulé), tandis que Londres cède -0,6% et Francfort -0,75% (Madrid ferme la marche avec -1%).
Les indices américains ont terminé en baisse vendredi (-0,4% pour le Dow Jones, -0,2% pour le Nasdaq), à l'issue d'une séance écourtée au lendemain de Thanksgiving... mais la consolidation des valeurs US fut sans commune mesure avec la punition infligée au billet vert (-1%) par les cambistes.
"Le lourd accès de faiblesse du dollar accroît les inquiétudes quant à une montée des coûts des biens importés, qui pourrait provoquer un remontée de l'inflation aux Etats-Unis", note un spécialiste.
A New York, le prix du baril de brut WTI flirte de nouveau avec les 60 dollars, ce qui ne manque pas de ralentir la progression des marchés.
Un haut dignitaire saoudien a déclaré ce week-end que l'OPEP pourrait à nouveau réduire ses quotas de production le mois prochain si les cours ne parvenaient pas à sa stabiliser.
Total cède malgré tout -0,6% et il ne subsiste que 3 valeurs en hausse (Véolia, Suez et PPR gagnent tout au plus 0,2%). LVMH et Michelin décrochent de -2% et Schneider (-1,4%) casse le plancher des 81E.
Publicis qui sera remplacé le 17 décembre par Vallourec (+2%) abandonne -1,2%.
En dehors du CAC, Technip signe la plus forte baisse du SRD (-2,9%), alors que le géant pétrolier Eni a démenti vendredi s'intéresser au groupe français d'ingénierie pétrolière.
Aucune statistique économique n'est attendue aujourd'hui à Wall Street. Seront publiées demain les commandes de biens durables, la confiance des consommateurs puis les ventes de logements existants. |