(Cercle Finance) - Ce début de semaine s'annonçait banal et les marchés européens ouvraient tous -à l'exception de Zurich plombé par Novartis- sur une notre stable à légèrement négative (et cela a duré un bon quart d'heure).
Et puis soudain, l'ambiance indécise s'est transformée en puissant mouvement ascendant, et tout particulièrement à Paris où le débordement des 5.458Pts (zénith annuel) ne réclamait qu'un gain symbolique de +0,1% par rapport à vendredi.
L'envolée de +0,9% qui s'en est suivie correspond classiquement aux rafales d'ordres d'achats-stop déclenchées automatiquement par des programmes de "trading" informatisés.
Le CAC40 a rapidement fait deux fois mieux que les marchés américains vendredi soir à la clôture (en à peine une demi-heure)... et 3 à 4 fois mieux que les autres places sur le Vieux Continent (Amsterdam, Milan, Madrid ou Zurich n'affichent que +0,2% en moyenne).
Le CAC40 (+0,75%) continue de tutoyer ce midi le seuil symbolique des 5500 points, tandis que les 2 autres places leaders que sont Londres et Francfort se contentent de hausses bien plus modestes, en s'adjugeant respectivement 0,45% et 0,15%.
En Europe, ce sont les valeurs de l'assurance (+0,6%), de la construction (+0,6%) et des télécoms (+0,5%) qui emmènent la progression des indices.
Mais il se produit à Paris un phénomène d'emballement haussier qui semble lié à des spéculations sur le remaniement imminent de l'indice CAC40 (et l'intégration des titres Air France et Vallourec) puis à l'effet d'entraînement impulsé par le secteur des biens d'équipement (+1%) après la publication des résultats d'Alstom (+5,65% et retracement des 80E à la clé).
Le fabricant de turbines et de TGV a dévoilé ce matin un résultat net en hausse de 67% à 227 millions d'euros pour le premier semestre de son exercice 2006/2007, clos le 30 septembre.
Le groupe français, dont les commandes se sont envolées de 46% sur un an, prévoit de dépasser son objectif d'une marge opérationnelle de 7%précédemment fixé pour l'exercice 2007/08... mais les opérateurs applaudissent également le compromis industriel conclus avec Bombardier (au terme duquel Alstom -qui renonce aux poursuites engaggées contre la procédure d'appel d'offre- devrait gérer 30% du budget de fourniture de trains à la SNCF).
Michelin gagne par ailleurs 3,6% après avoir été initié à l'achat par les analystes de JP Morgan.
Les investisseurs suivront avec attention, cette semaine, la publication des indices Empire State et Philly Fed. Les économistes s'attendent à ce que les chiffres des prix à la production, qui seront annoncés demain, montrent que l'inflation américaine demeure maîtrisée.