 LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS |
Wall Street a terminé jeudi en léger recul, à l'exception du Nasdaq qui a fait du surplace, les craintes soulevées par une statistique des prix à l'importation plus forte que prévu ayant éclipsé une bonne tenue inattendue des ventes au détail.
L'indice Dow Jones des 30 principales valeurs a clôturé en repli de 0,14%, soit 15,93 points, à 11.527,39 et l'indice élargi Standard & Poor's 500 a perdu 0,14% lui aussi (1,79 point) à 1.316,28.
En revanche, le composite du marché Nasdaq, à forte composante technologique, a mieux résisté en se hissant de 0,05% (1,06 point) à 2.228,73.
Selon des chiffres publiés jeudi, les consommateurs américains ont plus dépensé que prévu en août puisque les ventes au détail ont progressé de 0,2% alors que le marché tablait sur une baisse de 0,1% .
Cette nouvelle, imputable notamment à une détente des prix à la pompe en cette période de rentrée scolaire, a profité aux géants de la distribution, comme le leader mondial Wal-Mart qui a gagné 0,6% à 48,37 dollars.
"Le consommateur, voilà le centre d'intérêt numéro un", commente Neil Massa, trader senior chez John Hancock Funds. "Il a été le principal moteur de l'économie. Avec la vigueur des ventes au détail et la baisse du prix de l'essence, les investisseurs se disent que la pression sur la consommation pourrait ne pas être aussi forte qu'on le redoutait jusqu'ici."
La rechute des cours du pétrole, venus renouer avec leur longue série de baisse récente (-1,17% pour le brut léger US), a fait retomber les géants de l'énergie comme les pétrolières Exxon Mobil et Chevron, qui ont pesé à la fois sur le Dow et le S&P-500 en abandonnant respectivement 0,99% à 64,71 dollars et 0,54% à 62,05 dollars.
CHANGEMENT DE TABLEAU RADICAL SUR L'INFLATION
Alors que Wall Street avait salué mercredi les effets rassurants en terme d'inflation de la détente ambiante sur le marché du pétrole, le tableau a radicalement changé jeudi avec l'annonce d'une hausse bien plus forte que prévu des prix à l'importation, de 0,8% en août, alors que les économistes n'attendaient qu'une augmentation de 0,3%.
A la veille de la statistique des prix à la consommation aux États-Unis, l'indicateur est venu raviver les craintes des investisseurs sur un risque de tensions inflationnistes et ses implications sur une fin éventuelle du statu quo monétaire de la Fed et un retour des hausses de taux.
Cette perspective n'a pas trop pesé sur les valeurs financières puisque celles-ci ont continué de bénéficier des bons résultats publiés par les banques américaines, avec cette fois l'annonce par Bear Stearns d'un bond de 16% de son résultat net trimestriel . L'action Bear Stearns a gagné 2,54% à 139,68 dollars.
En revanche, des abaissements de recommandation sur les géants de l'industrie General Electric et Boeing ont fait perdre aux deux valeurs 0,17% à 34,78 dollars et 1,72% à 75,01.
Le Nasdaq a été soutenu pour sa part par l'action Microsoft (+1,35% à 26,33 dollars), le géant du logiciel ayant annoncé le lancement pour Noël aux États-Unis de son baladeur numérique Zune, concurrent de l'iPod d'Apple .
Microsoft a également maintenu à janvier la date de lancement en Europe de son nouveau système d'exploitation Vista.