La clôture à Paris

jeudi 7 septembre 2006 18:01 (Cercle Finance) - Le CAC aligne une autre journée difficile (seules quatre valeurs de l'indice terminent en hausse) et retrouve des niveaux qu'il n'avait plus connus depuis la mi-août, dans un marché qui reste aux prises avec des résultats d'entreprises décevants et de nouveaux signes de ralentissement économique et de regain inflationniste aux Etats-Unis.A la clôture, l'indice vedette de la Bourse de Paris lâche 1,1% à 5060,1 points, une performance en ligne avec celle de Londres (-1,1%) mais bien plus marquée que le repli de Francfort (-0,7%).
Au moment de la fermeture des places européennes, le Dow Jones abandonnait 0,5%, tandis que le Nasdaq perdait 0,2%, après avoir déjà cédé du terrain la veille.
"Après avoir opéré calmement une reprise par rapport à ses plus bas de juillet et affiché un impressionnant parcours au mois d'août, le marché est devenu suracheté à court terme et finalement vulnérable à un retour de bâton", explique un analyste américain.
"On peut s'attendre à un nouvel accès de faiblesse aujourd'hui avec la réapparition des inquiétudes sur l'inflation", ajoute-t-il.
Les chiffres du coût unitaire du travail et le Livre beige de la Fed, publiés hier, ont relancé les craintes des investisseurs sur un coup de frein brutal de l'économie américaine, accompagné d'une remontée des prix.
A Paris, les opérateurs ont affiché leurs préoccupations après la publication de résultats d'entreprises conformes aux attentes, voire carrément décevants dans certains cas.
LVMH (-3,3%) a décroché de 3,3% à 77,7 euros, alors que le groupe a publié hier soir un résultat opérationnel de 1.258 millions d'euros, contre une estimation moyenne de 1.279 millions d'euros chez les analystes.
Essilor (-0,9%) n'était pas loin derrière après avoir fait état de performances semestrielles tout juste "en ligne" avec les attentes.
Mais le repli le plus significatif est revenu à EADS (-4,4%), alors que le conseil d'administration de BAE Systems a recommandé à ses actionnaires de se prononcer en faveur d'une sortie du capital d'Airbus, dont il détient 20%, lors d'une prochaine assemblée générale extraordinaire, et ce pour un prix de 2,75 milliards d'euros.
A la clôture, seules quatre valeurs (L'Oréal, EDF, Veolia Environnement, Publicis) figuraient en hausse sur le CAC.
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