La clôture à Paris

mercredi 23 août 2006 18:35 (Cercle Finance) - Wall Street poursuit dans le rouge une heure environ après la clôture négative des marchés européens, l'annonce du net ralentissement du marché de l'immobilier ancien aux Etats-Unis ravivant les doutes des intervenants sur l'état de santé de la première puissance économique mondiale.Selon la National Association of Realtors (NAR), 6,33 millions de logements existants ont trouvé un nouvel acquéreur le mois dernier aux Etats-Unis. C'est 4,1 % de moins qu'il y a deux mois, sachant que le total de juin a été révisé en légère baisse, de 6,626 à 6,60 millions.
Cette annonce a fait plonger les indices en Europe, où seul le SMI zurichois est parvenu à rester proche de son niveau d'équilibre (-0,02 %), soutenu par l'accueil favorable des investisseurs aux résultats semestriels et aux prévisions annuelles encourageantes de Nestlé (+2,3 %).
Le rouge l'emporte partout ailleurs, et le DAX30 et le FTSE 100 se replient de 0,7 % chacun à Francfort et Londres, le MIB30 de 0,8 % à Milan, et le Bel 20 et le CAC 40 de 0,9 % à Bruxelles et Paris.
A Wall Street, Dow Jones, Nasdaq et S&P 500, bien orientés en début de séance, se replient actuellement de 0,3 %, 0,7 et 0,4 %.
Hier, ils avaient terminé loin en deçà de leurs plus hauts en séance, après un discours peu rassurant de Michael Moskow, Président de la Réserve fédérale de Chicago.
M Moskow a ravivé les craintes sur une possible hausse des taux de la Réserve fédérale, hausse qui pourrait être rendue nécessaire par la persistance de pressions inflationnistes peut-être plus fortes que ne le pensent les marchés.
" Le risque que l'inflation se maintienne à un niveau élevé est plus important que celui d'une croissance économique trop faible ", a ainsi estimé M Moskow.
Depuis que la Fed a maintenu ses taux en l'état au début du mois, interrompant un mouvement de dix-sept hausses consécutives de 25 points de base chacune, le marché n'a eu de cesse d'essayer de déterminer quelle serait l'évolution de la politique de la Fed au cours des prochains mois.
La baisse des cours du brut, qui s'est pourtant accentuée après le point hebdomadaire du département américain de l'Energie (DoE) sur l'évolution des stocks de pétrole, essence et produits distillés aux Etats-Unis, n'est pas parvenue à dynamiser les marchés d'actions.
Le baril de WTI s'échange contre 71,70 dollars sur le Nymex, celui de brent contre 71,10 dollars sur l'IPE, soit deux baisses d'environ 1,9 %.
Le DoE a indiqué que les stocks de pétrole brut avaient moins reculé que prévu la semaine dernière, à hauteur de 600 000 barils. Les stocks d'essence se sont au contraire inscrits en hausse, inattendue, de 400 000 barils.
L'euro aligne une deuxième séance de baisse face au billet vert sur le marché des changes, affecté lui aussi par les chiffres du logement US. On compte 1EUR pour 1,2788USD, contre 1,2799USD hier (-0,1 %).
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