
| mercredi 19 juillet 2006 12:43
(Cercle Finance) - Les scores semblent figés depuis le premier quart d'heure de cotations: le CAC40 dérive au sein d'un canal délimité par 4.740 et 4.760Pts mais la reprise aurait plutôt tendance à s'essouffler à l'approche de la mi-séance. La Bourse de Paris ne gagne plus que 0,15%, ce qui apparaît bien modeste après quatre séances consécutives de repli et une perte cumulée de -4,25%.
Une nouvelle fois, le salut est venu du rebond inespéré de New York au cours des deux dernières heures de cotations: le Nasdaq est notamment parvenu à remonter de -1% (vers 20H15 heure française) à +0,27% au final. La principale explication réside dans la soudaine détente des cours du pétrole (à 73$ sur le NYMEX) suscité par l'espoir que le conflit au Proche Orient ne déborderait pas des frontières du Liban.
Dans le sillage des indices US, les bourses de Zurich, Milan et Francfort se reprennent en moyenne de +0,3%, Madrid et Amsterdam affichent +0,5%... tandis que Londres se contente de +0,15%.
Ce matin, le baril de brut léger WTI se traitait en hausse de 0,7% à 74,1 dollars, après avoir fini en net repli hier soir, autour de 73,4 dollars.
Sans grande surprise, le secteur de l'énergie (-0,3%) affiche la seule baisse du Vieux continent ce midi. Les valeurs technologiques (+1,8%) sont de loin les plus recherchées alors que l'équipementier pour l'industrie des semi-conducteurs ASML (+3% à la Bourse d'Amsterdam) a fait état de résultats trimestriels supérieurs aux attentes.
A Paris, le fabricant de puces franco-italien STMicroelectronics reprend 2,75% et Cap Gemini +2% sur les -5,38% perdus mardi (dans le sillage d'Atos qui s'effrite de -0,5% supplémentaires après -17,4% la veille).
A Londres, LogicaCMG s'adjuge près de 3% après avoir confirmé que la croissance organique de son chiffre d'affaires dépasserait en 2006 la hausse de 5,3% enregistrée l'an dernier.
Les échanges semblent tourner au ralenti depuis l'ouverture et les scores sont étriqués sur l'ensemble des indices dans l'Euroland: les investisseurs hésitent à prendre des initiatives avant la parution des chiffres relatifs à l'inflation US (CPI) au mois de juin... mais le véritable "point d'orgue" de cette séance de mercredi, c'est le "témoignage" (synthèse économique) bi-annuel de Ben Bernake, le président de la Réserve fédérale, devant le Congrès américain.
Les opérateurs surveilleront toute allusion aux effets de la crise au Proche Orient, le but étant de détecter quelques arguments plaidant en faveur d'un statu quo monétaire prolongé.
La bonne tenue du Dollar à 1,2495/E et 117,65/yen (achats de précaution de la part d'investisseurs étrangers) invite également la FED à ne rien faire pour soutenir le billet vert au cours des prochaine semaines.
|