La clôture de Wall Street

Wall Street clôture en hausse de 1,03%
Wall Street a terminé en hausse mercredi grâce à un rebond de fin de séance, des relèvements de recommandation sur des poids lourds de la cote comme Boeing et Intel parvenant à éclipser les craintes persistantes sur l'inflation et les taux. L'indice Dow Jones des trente principales valeurs a rebondi de 1,03%, soit 110,78 points, à 10.816,92, l'indice élargi Standard & Poor's 500 a gagné 0,52% (6,36 points) à 1.230,05 et le composite du marché Nasdaq, à forte composante technologique, a pris 0,65% (13,53 points) à 2.086. Le Nasdaq parvient ainsi à interrompre une série de huit séances consécutives de baisse. Le Dow signe quant à lui sa meilleure performance sur une séance en près de six semaines et revient en territoire positif sur l'année. Boeing s'est adjugé 6,53% à 82,01 dollars après que Goldman Sachs eut relevé sa recommandation sur le constructeur aéronautique. La banque a également amélioré son conseil sur Intel, permettant au géant des semi-conducteurs de progresser de 3,56% à 17,73 dollars. Dans son sillage, le concurrent AMD a gagné 2,7% à 25,11. Le titre Boeing a profité aussi des déboires du grand concurrent européen EADS, qui a dégringolé de 26,32% à 18,73 euros après l'annonce d'un délai dans le programme du futur superjumbo Airbus A380 . Les valeurs énergétiques ont bénéficié quant à elles de la hausse des cours du brut, qui ont fini en hausse après l'annonce d'une diminution plus forte que prévu des stocks de pétrole brut aux États-Unis . Exxon Mobil a ainsi pris 1,7% à 57,80 dollars et ConocoPhillips 2,7% à 59,46. L'INFLATION PRÉOCCUPE TOUJOURS Le rebond de Wall Street a cependant été freiné par la persistance des craintes sur l'inflation, qui conduisent à anticiper une poursuite des hausses de taux d'intérêt aux États-Unis. Cette perspective a pesé notamment sur les valeurs financières. Bank of America a abandonné 0,91% à 46,64 dollars, Citigroup 0,85% à 47,80 et JP Morgan Chase 1,38% à 39,97. "Je pense que les intervenants sont préoccupés par l'inflation et l'idée d'une poursuite du cycle de hausse de taux de la Fed, et ils se sont fait une nouvelle frayeur avec le CPI", commente Tim Heekin, responsable trading chez Thomas Weisel Partners. "Mais je pense qu'une grande partie de ces craintes commence maintenant à être inscrite dans les cours", ajoute-t-il. "Le marché tente de se trouver un plancher." La statistique des prix à la consommation de mai a fait apparaître une hausse plus forte que prévu de l'indice "core" - les prix hors éléments volatils que sont l'alimentation et l'énergie - de 0,3% contre 0,2% prévu . De nouveaux propos de responsables de la Fed sont allés dans le même sens que l'indicateur. Susan Bies, gouverneur, a souligné que l'inflation hors volatils, à plus de 2% en rythme annuel, était "au-dessus de ce que je juge acceptable et cela me met mal à l'aise" . Le président de la Réserve fédérale de Dallas Richard Fisher a enfoncé le clou en déclarant à son tour que certaines mesures d'inflation montrait que celle-ci évoluait à des niveaux causant une gêne et qui sont inacceptables. Les échanges ont été actifs, avec 1,9 milliard d'actions négociées sur le Nyse, tandis que 2,1 milliard de titres ont changé de mains sur le Nasdaq, dans les deux cas au-dessus de la moyenne quotidienne de l'an dernier. |