
| mercredi 14 juin 2006 12:34
(Cercle Finance) - La Bourse de Paris, à l'image des autres places européennes, s'est retournée à la baisse en milieu de matinée, la nervosité des investisseurs avant les chiffres cruciaux de l'inflation, cet après-midi aux Etats-Unis, prenant le pas sur les velléités de rebond manifestées dans les premiers échanges, après un début de semaine particulièrement difficile.
A 12h30, le CAC 40 s'inscrit en baisse de 0,1% à 4611,2 points, tandis que les Bourses de Londres et Francfort abandonnent 0,3% et 0,2%.
Comme lors des dernières séances, la volatilité reste forte sur les marchés d'actions, notamment en perspective de la publication à 14h30 (heure de Paris) de l'indice des prix à la consommation (CPI), qui devrait fournir une lecture précise sur l'inflation américaine.
"Le CPI, hors alimentation et énergie, va permettre de déterminer si l'inflation constitue une menace aussi grande que le marché le redoute aujourd'hui, mais il pourrait également constituer une bonne opportunité de revenir sur les actions, en cas de progression modérée des prix, dans la mesure où cela pourrait amener la Réserve fédérale à réexaminer l'hypothèse d'une pause dans les hausses de taux", explique un analyste parisien.
A ce stade, les économistes continuent de prévoir un 17ème relèvement du principal taux directeur américain à 5,25%.
Sur le plan sectoriel, la physionomie a fortement évolué depuis ce matin. Là où la totalité des secteurs s'inscrivaient en hausse ce matin, le tableau est désormais équilibré entre les progressions et les baisses.
Si la construction (+0,6%) continue d'être bien orientée après sa récente dégringolade, l'automobile (-1,4%), les médias (-0,65%) et les télécoms (-0,6%) s'affichent en repli marqué.
A Zurich, Crédit Suisse s'adjuge ainsi 1,5% après avoir annoncé la cession de la totalité de la compagnie d'assurances Winterthur au français AXA pour un montant de 7,9 milliards d'euros.
A Paris, AXA perdait au même moment 2,4%.
Toujours sur le CAC, le titre EADS, incotable en début de séance, plonge de 32%, le groupe d'aéronautique et de défense ayant annoncé hier que le rééchelonnement des livraisons des A380 de sa filiale Airbus pèserait à hauteur de 2 milliards d'euros sur la rentabilité de ses quatre prochains exercices.
De nombreux intermédiaires (Goldman Sachs, Deutsche Bank, Crédit Suisse,...) ont revu en baisse leurs prévisions sur la valeur.
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