vendredi 9 juin 2006 17:32 (Cercle Finance) - Le CAC 40 reprend 1,8% à 4768,2 points, à proximité de son plus haut du jour de 4785,60 points, tandis que Londres et Francfort rebondissent de 1,3% en moyenne. La poussée haussière en fin de séance est à relier à une progression un plus vigoureuse qu'attendu du Nasdaq (+0,6%) après la publication d'un déficit commercial américain moins "pire" que prévu.
Le déséquilibre s'est creusé en avril (à -63,4Mds$ contre 61,85 en mars et -17Mds$ contre -15,6 face à la Chine) mais les économistes redoutaient une dégradation plus sensible (à -65Mds$ voir -70Mds$ pour les plus pessimistes). Pour mémoire, le commerce extérieur britannique affichait un déficit de 8,5MdsE au mois d'avril (environ) tandis que l'Allemagne enregistrait un excédent record de +11,2MdsE.
Le Dollar en profite pour grappiller +0,3% de plus à 1,2625/E et cette fermeté du billet vert soutient les places de la zone Euro.
Au sein du CAC40, 39 valeurs sur 40 progressent (la veille c'était l'inverse, et seul France Télécom s'inscrit dans le rouge ce vendredi -0,5%), il ne saurait être question d'une vague de rachat massive puisque 4,5MdsE ont changé de mains depuis l'ouverture contre plus du double la veille vers 17H.
Club Méditerranée (-5,6%), dont la cotation était suspendue ce matin, a rouvert en net repli, les analystes estimant que le désengagement d'Accor ne constitue pas une bonne nouvelle pour le titre, qui ne devrait plus bénéficier plus d'un aspect spéculatif en vue d'une éventuelle OPA du groupe hôtelier. Accor termine la journée avec un gain de 2,6% sur le CAC.
Vinci figure parmi les plus fortes progressions de l'indice parisien (+3,2%), les analystes de JP Morgan ayant revu à la hausse leurs estimations sur le premier groupe mondial intégré de concessions et de construction en raison de trois "catalyseurs".
Total, à l'image des autres pétrolières telles que BP ou ENI ailleurs en Europe, monte de 1%, alors que les analystes de Citigroup Smith Barney ont relevé dans la nuit leurs estimations sur le baril de brut.
Aujourd'hui, les rachats à bon compte (Saint Gobain, Lafarge, Vinci, PPR et LVMH) se mêlent aux achats spéculatifs (Arcelor bondit de +4,8% et Suez de +1,7%), puis aux rebonds "techniques" d'opportunité (Alcatel, ST-Micro, Altran gagnent +2% dans le sillage des "technos" aux USA).
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