mardi 6 juin 2006 17:36 (Cercle Finance) - La Bourse de Paris termine la séance proche du niveau le plus bas du jour. Le CAC abandonne 2,4% à 4797,90 points, après avoir atteint un plus bas de 4804,8 points, tandis que les Bourses de Londres et Francfort reculent de 1,7% et 2,3%.
Au même moment, le Dow Jones baisse de 0,90% et le Nasdaq perd 0,80%, les deux indices peinant visiblement à trouver leur voie après un très bref sursaut à l'ouverture. Les opérateurs manifestent de nouveau leur nervosité au lendemain des commentaires de Ben Bernanke concernant la vigilance dont doit faire preuve la FED en matière d'inflation. Par ailleurs, et cela plombe également le moral des troupes, le scénario d'un ralentissement économique se précise aux Etats Unis (la encore, Ben Bernanke estime que la croissance est parvenue "à un tournant").
En Europe, l'indice PMI des services grimpe à 58,7 contre 58,3 le mois dernier... mais la composante "prix payés" a augmenté pour une 9ème fois consécutive et culmine en mai à 54,5 contre 53,3 en avril. Les marchés obligataires reculent (-0,35% sur les Bunds) en parallèle avec les actions... et même avec les matières premières (l'Or retombe de -1% à 628$/Oz). L'ensemble des compartiments boursiers termine dans le rouge, avec des replis particulièrement marqués pour la construction (-1,6%) et les services financiers (-2,9%), deux secteurs très exposés aux variations de taux d'intérêt. L'ingénierie (-3,7%), les produits de base (-1,8%) et les télécommunications (-1,8%) ne sont pas en reste.
Toutes les valeurs du CAC sont en repli et une bonne vingtaine de titres cèdent plus de 2% et même plus de 4% (EADS, AGF, Accor, Schneider, Saint Gobain, Lagardère, PPR). AGF signe l'une des plus fortes baisses du CAC 40 (-3,7%), alors que Michael Diekmann, le président d'Allianz, juge dans les colonnes de La Tribune qu'il est "improbable" que son groupe lance une offre sur les minoritaires de l'assureur français, qu'il contrôle à hauteur de 58%.
Hors CAC, NRJ lâche près de 4% après avoir réalisé sur son 1er trimestre un bénéfice net part du groupe en baisse de 28% à 12,2 millions d'euros. Hors téléphonie et télévision, il aurait progressé de 4,5%.

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