La clôture de Wall Street

Wall Street stagne, le Nasdaq se distingue avec Intel
NEW YORK (Reuters) - La hausse du pétrole et la baisse du cours de General Electric ont freiné les marchés boursiers américains jeudi, mais le Nasdaq s'est distingué à la faveur des gains d'Intel dont on attend une baisse des prix de ses processeurs pour améliorer ses parts de marché. Le Dow Jones a gagné 7,68 points, soit 0,07%, à 11.137,65 et le Standard & Poors 500, plus large, a pris un point (0,08%) à 1.289,12. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 11,43 points (0,49%) à 2.326,11. Sur le semaine écourtée de quatre jours, le Dow a gagné 0,16%, le S&P a perdu 0,49% et le Nasdaq a abandonné 0,55%. Les marchés financiers américains resteront fermés pour le Vendredi Saint. GE, considéré comme un baromètre de l'état de santé général de l'économie tant ses activités sont diversifiées, a perdu 1,65% à 33,89 dollars, faute d'avoir relevé ses prévisions comme le marché l'espérait. Le conglomérat a pourtant annoncé une croissance de son bénéfice trimestriel conforme aux attentes et une hausse légèrement meilleure que prévu de son chiffre d'affaires. General Motors a limité les pertes du Dow avec un bond de 1,85% à 20,40 dollars après avoir annoncé qu'il comptait économiser environ 13 milliards de dollars sur six ans grâce à l'accord signé avec le syndicat United Auto Workers sur les prestations médicales. Ford Motor, qui a annoncé qu'il comptait fermer deux usines d'assemblage d'ici 2008 dans le cadre de son plan de restructuration, a pris 0,96% à 7,35 dollars. Le deuxième constructeur américain a également publié une hausse de 2% de ses ventes en Europe en mars. International Business Machines a inscrit pour sa part sa plus forte hausse en pourcentage en plus de trois mois après le relèvement de l'objectif de cours de Lehman Brothers de 90 à 92 dollars. L'action du premier groupe mondial de services informatiques s'est adjugée 1,52% à 81,98 dollars après avoir atteint un plus haut en séance à 82,60. INTEL MONTE, AMD CHUTE Sur le Nasdaq, Intel, premier fabricant mondial de semi-conducteurs, s'est adjugé 1,73% à 19,45 dollars. Les analystes s'attendent à une forte baisse des prix de ses processeurs dans les trimestres à venir afin de reprendre à ses concurrents comme Advanced Micro Devices les parts de marché perdues ces dernières années. L'action Intel a également bénéficié de l'annonce d'une alliance avec le moteur de recherche sur internet chinois Baidu.com. AMD a au contraire chuté de 10,22% à 31,80 dollars après avoir prévenu mercredi soir que son chiffre d'affaires du trimestre en cours serait stable, voire en légère baisse, par rapport au trimestre précédent. Cisco Systems s'est octroyé 0,76% à 21,18 dollars à la suite du relèvement de l'objectif de cours d'UBS sur le titre de 21,50 à 23 dollars en raison de la bonne tenue du marché américain des équipements de réseaux haut de gamme. Sandisk s'est octroyé 4,09% à 61,90 dollars. Standard & Poor's a annoncé mercredi l'entrée de l'action du fabricant de cartes mémoires au sein de l'indice S&P 500. Sur le marché du pétrole, le contrat mai a gagné 70 cents à 69,32 dollars le baril sur des rachats de découverts à la veille du week-end pascal. Aux fonds d'Etat, le rendement de la note de référence à dix ans a franchi le seuil des 5% pour la première fois en près de quatre ans, traduisant les inquiétudes des investisseurs obligataires sur la croissance économique, la hausse des taux et l'inflation. "Malgré la tension des rendements, tout le monde est sûr que la Fed a quasiment terminé son cycle de relèvement des taux et on se recentre sur les résultats", constate Evan Olsen, trader chez Stephens Inc. Donald Kohn, gouverneur de la Fed, a déclaré jeudi que la banque centrale s'attachait à contenir l'inflation même si la croissance économique devrait ralentir dans les mois à venir, relâchant donc les pressions sur les prix.
NEW YORK (Reuters) - Les marchés d'actions américains ont clôturé en baisse au terme d'une séance indécise vendredi, les investisseurs marquant une pause dans un contexte de taux d'intérêt orientés à la hausse. L'indice Dow Jones a perdu 0,37% ou 41,38 points, à 11.109,32 points, tandis que le Standard & Poor's 500, référence des gérants de fonds, cédait 0,42% ou 5,42 points, à 1.294,83. Le Nasdaq Composite a reculé de 0,04% ou 1,03 point, à 2.339,79 points. Sur la semaine, le Dow Jones a perdu 1,51%, le S&P 0,62%. Le Nasdaq affiche un gain de 1,17%. Le marché était monté dans un premier temps vendredi après l'annonce de chiffres très sages pour l'inflation en février et d'un indice du moral des ménages supérieur aux attentes. Mais la crainte que le marché ne soit à son prix a entraîné des prises de bénéfice. "J'ai vu de très bonnes nouvelles économiques aujourd'hui (...)", constatait John Forelli, chez Independence Investment à Boston. "Mais compte tenu du fait que la Fed a signalé qu'elle n'en avait pas fini avec le relèvement des taux d'intérêt, le marché a fait mieux que l'on aurait pu l'attendre dans ce contexte." "Pour le dernier jour du trimestre, nous n'avons pas constaté les traditionnels ajustements de portefeuille. C'est très tranquille", confirmait Barry Hyman, spécialiste actions chez Ehrenkrantz, King, Nussbaum à New York. "Mais nous finissons tout de même sur un trimestre superbe." Entre janvier et décembre, le Dow a gagné 3,66%, son meilleur premier trimestre depuis les trois premiers mois de 2002. Le S&P a fini les trois mois sur une avancée de 3,73%, une performance sans précédent depuis le premier trimestre 1999. Quant au Nasdaq, il s'est adjugé 6,1%, du jamais vu depuis le premier trimestre 2000, qui avait marqué le début de l'éclatement de la bulle spéculative qui s'était créée autour des valeurs de l'internet et des télécommunications. LES PETROLIERES A LA PEINE Le président de la Réserve fédérale de Kansas City Thomas Hoenig a déclaré vendredi que les taux d'intérêt américains avaient été portés à un niveau "neutre" mais il a ajouté que seuls les indicateurs à venir diraient si ce niveau était approprié. La baisse des cours du pétrole, censée être positive pour la consommation des ménages et les marges des entreprises, n'a pas réussi à inverser la tendance et faisant refluer les valeurs pétrolières piquant du nez. ConocoPhillips, numéro trois du pétrole aux Etats-Unis a cédé 2,06% à 63,15 dollars. Exxon, le numéro un, a perdu 0,43% à 60,86 dollars et Schlumberger, leader mondial des services pétroliers, a 1,29% à 126,57 dollars. Google, qui devait être intégré à l'indice S&P 500 après la clôture, a finalement gagné 0,4% à 390 dollars après avoir un moment perdu du terrain. Parmi les statistiques du jour, celle des dépenses des ménages a montré que la consommation avait augmenté de 0,1% en février aux États-Unis, marquant un ralentissement net après leur hausse de 0,8% de janvier, tandis que l'inflation est restée contenue. Les économistes tablaient plutôt sur une stagnation des dépenses des ménages. L'indice des prix PCE, baromètre de l'évolution des prix très suivi par la Réserve fédérale, est lui demeuré stable. Hors éléments volatils que sont l'alimentation et l'énergie, il est en hausse de 0,1%, conformément aux attentes De même, le baromètre du moral des ménages dressé par l'université du Michigan s'est révélé meilleur que prévu pour le mois de mars. |