Wall Street rebondit dans un marché agité,
| Wall Street rebondit dans un marché agité, mais le Nasdaq recule |
Dans des marchés très volatils à Wall Street, les indices Dow Jones et S&P 500 ont finalement rebondi et terminé dans le vert jeudi en fin de séance, portés notamment par les valeurs pétrolières et celles de la pharmacie, mais l'indice Nasdaq a lui cédé du terrain. L'indice Dow Jones des 30 industrielles a gagné 2,02% à 8.691,25 points. Le S&P-500, plus large, a pris 1,26%, à 908,11 points. Le Nasdaq Composite a au contraire reculé de 0,73% à 1.603,91 points, sur des craintes persistantes des investisseurs qu'une récession de l'économie mondiale ne pénalise les dépenses dans le secteur technologique, très présentes dans cet indice. Oracle (-1,28%) et Research in motion (-5,04%) ont particulièrement subi ce mouvement d'inquiétude sur le Nasdaq. Du côté des compartiments haussiers, les pétrolières ont profité du rebond des cours du brut, au-dessus de 68 dollars pour le brut texan. Exxon a bondi 9,01% à 70,39 dollars et Chevron de 8,15% à 66,77. Le compartiment de l'énergie progresse de 6,5%. Les pharmaceutiques ont aussi soutenu la tendance, à l'instar de Bristol-Myers, qui a gagné 2,97% après avoir triplé son bénéfice au troisième trimestre. Son concurrent Eli Lilly a progressé de 4,27%. Dow Chemical s'est adjugé 10,49%. Le premier chimiste américain a annoncé le maintien de son dividende en dépit de la baisse de son bénéfice d'exploitation trimestriel. Le marché a cependant été très agité et s'est même retourné plusieurs fois à la baisse en cours de séance, avant de finalement se reprendre. La nervosité a été notamment alimentée par la publication de chiffres hebdomadaires du chômage plus mauvais que prévu. Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont augmenté de 15.000 la semaine dernière, à 478.000, alors que les économistes en attendaient en moyenne 470.000. Ces chiffres confortent la perception d'une nette dégradation du marché du travail et s'ajoutent aux résultats trimestriels mitigés et aux prévisions médiocres publiés ces derniers jours pour alimenter les craintes d'une récession mondiale qui serait encore plus marquée que prévu. La santé du secteur financier ne cesse pas d'inquiéter. Goldman Sachs a en particulier reculé de 5,34%. La banque new-yorkaise a l'intention de supprimer quelque 3.260 emplois, a-t-on appris de source proche du dossier, soit environ 10% des effectifs. General Motors a perdu 1,45%, dans un secteur automobile qui subit de plein fouet les effets de la crise. Ford a cédé 4,76%. |