vendredi 7 avril 2006 18:12
(Cercle Finance) - Le repli des indices boursiers au cours de la dernière heure fut d'autant plus brutal que relativement imprévu compte tenu de chiffres de l'emploi aux Etats Unis apparemment conformes aux anticipations (+211.000 créations pour 190.000 estimé). Peut être certains opérateurs domestiques ont-ils choisi de prendre quelques bénéfices avant les vacances de Pâques... mais cette hypothèse n'a pas de réelle pertinence en ce qui concerne l'Allemagne (-1,3% pour le Dax) et n'explique en rien le complet retournement des indices US avec un Nasdaq passant en moins de deux heures de +0,6% à -0,9%. Le CAC40 qui cède -0,91% en clôture à 5.175Pts termine également la semaine au plus bas, sur un repli hebdomadaire de -0,88%. Les autres places européennnes ne sont guère mieux loties en moyenne avec une perte de -1% (-0,8% à Madrid et -1,05% à Milan).
Difficile de discerner un motif macro-économique propre à faire chuter les indices boursiers de plus de 1% en moins d'une heure... mais ce décrochage collectif a coïncidé avec la publication d'une hausse de 0,8% du stock des grossistes aux Etats Unis (contre 0,5% attendu).
La tension des taux se poursuit aux Etats Unis et le "30 ans" s'inscrit pour la 1ère fois depuis 2 ans au-dessus de la barre symbolique des 5% (à 5,04%) et le rendement du T-Bond 2016 grimpe à 4,95%.
Le secteur pétrolier avait soutenu les indices en début de séance (les analystes d'UBS seraient passés de "neutre" à "surpondérer") mais avec deux tiers des valeurs du CAC40 dans le rouge, la hausse initiale reposait sur des bases un peu fragiles: au final, Total ne gagne même pas 1% (à 220,90E) après avoir allègrement flambé de +3% et culminé à 225,5E.
Les marchés obligataires européens demeurent lourds (Bunds en repli de -0,05%, soit 3,89% de rendement). Le Dollar, soutenu par une forte hausse de sa rémunération gagne +0,8% à 1,2110/E... ce qui semble logique 24H après que JC Trichet ait indiqué que l'anticipation d'une nouvelle hausse du "repo" dès le mois de mai était prématurée et ne reflétait pas le "sentiment" des gouverneurs de la BCE. Cela ne change rien aux anticipations de taux à 6 mois avec un rendement de 3,25% sur la partie courte de la courbe des taux.
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