LE REPLI S'ACCÉLÈRE,...
CAC40: LE REPLI S'ACCÉLÈRE, BEAUCOUP DE QUESTIONS EN SUSPENS
(CercleFinance.com) - La consolidation de Wall Street s'amplifie (-2% en moyenne, tous indices confondus) et une vague de prises de bénéfices bien compréhensible se matérialise après les 9,25% de hausse du CAC40 de vendredi (le cumul de la hausse dépassant largement les 10% ce lundi matin).
Paris recule à présent de -2,05%, Londres de -1,5%, Francfort de -1,3% et l'Euro-Stoxx50 lâche -1,6% (un repli encore bien modeste en regard des +8,4% engrangés lors de la séance précédente.
Après l'euphorie apparente de vendredi, voici venu le temps des critiques au sujet des modifications des règles du jeu en matière de ventes à découvert et des interrogations concernant les bienfaits réels du sauvetage des banques US pour l'économie réelle.
Le visage de la finance américaine se retrouve transfiguré en l'espace d'une semaine: pas un jour sans un nouveau coup de théâtre ! Et ce week-end n'a pas dérogé à la règle puisque les 2 dernières banques d'affaires de Wall Street jettent l'éponge et renoncent à leur prestigieux statut.
Avec le recul, des doutes ressurgissent au sujet des motivations réelles de nombreux acteurs sur les marchés vendredi dernier après le bannissement des positions "short" sur le NYSE et les marchés à terme (dont le fonctionnement est pour le mois perturbé).
Les investisseurs s'interrogent par ailleurs sur la cohérence du plan Paulson: il prévoit la mise en oeuvre d'une structure de défaisance pouvant acquérir jusqu'à 700 milliards de dollars de dette adossée à des créances hypothécaires auprès des banques américaines et des filiales des banques étrangères aux Etats-Unis (selon de nombreux experts, il faudrait prévoir une "enveloppe" quasiment 2 fois plus étendue)... mais pas de venir en aide aux emprunteurs en difficulté qui sont justement contraints de vendre leur bien à n'importe quel prix pour échapper à la faillite personnelle... ce qui entretient la spirale de l'effondrement du secteur de l'immobilier et donc le risque systémique.
A Paris, et malgré l'interdiction des ventes à découvert promulgué par l'AMF, les financières semblent redevenues plus vulnérables: alors qu'elles affichaient des gains allant jusqu'à +5%, elles évoluent toutes dans le rouge à présent.
BNP-Paribas s'effrite de -0,8%, Crédit Agricole recule de -1,85%, Sté Générale de -4%, AXA rechute de -5,7% et HSBC de -6,5% alors que le plan Paulson est ouvert aux banques étrangères ayant des filiales aux États-Unis.
Le CAC40 recule dans le sillage de Sanofi-Aventis qui perd -3,6% après le relèvement de son offre sur le tchèque Zentiva, tandis que les valeurs automobiles pâtissent de la hausse des cours du pétrole.
Les valeurs automobiles sont également mal orientées.
Michelin se replie de 3,4%: Michel Rollier, gérant de Michelin, a réaffirmé l'objectif d'une marge opérationnelle de 10% à horizon de 2010, contre 8,6% actuellement, si toutefois l'environnement ne se dégrade pas, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Renault chute également de plus de 2,2%, Peugeot de -5%.
La distribution et le luxe ne sont pas en grande forme non plus avec -4,6% sur L'Oréal et -5% sur Carrefour... et jusqu'à -5,85% sur Hermès.
La rechute du Dollar (sous 1,4650E) affecte la plupart des exportatrices: Zodiac et EADS n'y échappent pas avec des repli supérieurs à -5%.
Suez Environnement recule de 2% alors que le titre intègre ce lundi l'indice CAC40.
Paris recule à présent de -2,05%, Londres de -1,5%, Francfort de -1,3% et l'Euro-Stoxx50 lâche -1,6% (un repli encore bien modeste en regard des +8,4% engrangés lors de la séance précédente.
Après l'euphorie apparente de vendredi, voici venu le temps des critiques au sujet des modifications des règles du jeu en matière de ventes à découvert et des interrogations concernant les bienfaits réels du sauvetage des banques US pour l'économie réelle.
Le visage de la finance américaine se retrouve transfiguré en l'espace d'une semaine: pas un jour sans un nouveau coup de théâtre ! Et ce week-end n'a pas dérogé à la règle puisque les 2 dernières banques d'affaires de Wall Street jettent l'éponge et renoncent à leur prestigieux statut.
Avec le recul, des doutes ressurgissent au sujet des motivations réelles de nombreux acteurs sur les marchés vendredi dernier après le bannissement des positions "short" sur le NYSE et les marchés à terme (dont le fonctionnement est pour le mois perturbé).
Les investisseurs s'interrogent par ailleurs sur la cohérence du plan Paulson: il prévoit la mise en oeuvre d'une structure de défaisance pouvant acquérir jusqu'à 700 milliards de dollars de dette adossée à des créances hypothécaires auprès des banques américaines et des filiales des banques étrangères aux Etats-Unis (selon de nombreux experts, il faudrait prévoir une "enveloppe" quasiment 2 fois plus étendue)... mais pas de venir en aide aux emprunteurs en difficulté qui sont justement contraints de vendre leur bien à n'importe quel prix pour échapper à la faillite personnelle... ce qui entretient la spirale de l'effondrement du secteur de l'immobilier et donc le risque systémique.
A Paris, et malgré l'interdiction des ventes à découvert promulgué par l'AMF, les financières semblent redevenues plus vulnérables: alors qu'elles affichaient des gains allant jusqu'à +5%, elles évoluent toutes dans le rouge à présent.
BNP-Paribas s'effrite de -0,8%, Crédit Agricole recule de -1,85%, Sté Générale de -4%, AXA rechute de -5,7% et HSBC de -6,5% alors que le plan Paulson est ouvert aux banques étrangères ayant des filiales aux États-Unis.
Le CAC40 recule dans le sillage de Sanofi-Aventis qui perd -3,6% après le relèvement de son offre sur le tchèque Zentiva, tandis que les valeurs automobiles pâtissent de la hausse des cours du pétrole.
Les valeurs automobiles sont également mal orientées.
Michelin se replie de 3,4%: Michel Rollier, gérant de Michelin, a réaffirmé l'objectif d'une marge opérationnelle de 10% à horizon de 2010, contre 8,6% actuellement, si toutefois l'environnement ne se dégrade pas, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Renault chute également de plus de 2,2%, Peugeot de -5%.
La distribution et le luxe ne sont pas en grande forme non plus avec -4,6% sur L'Oréal et -5% sur Carrefour... et jusqu'à -5,85% sur Hermès.
La rechute du Dollar (sous 1,4650E) affecte la plupart des exportatrices: Zodiac et EADS n'y échappent pas avec des repli supérieurs à -5%.
Suez Environnement recule de 2% alors que le titre intègre ce lundi l'indice CAC40.
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