La clôture à Paris
Le dernier chiffre macro économique de la semaine publié aux USA ne change rien: la confiance des consommateurs (selon l'université du Michigan) reste inchangée à la mi-mars et Wall Street n'opte pour aucune tendance décelable depuis l'ouverture (le Dow Jones grappille +0,1% et se rapproche des 11.350Pts).La hausse modeste de la production industrielle (+0,7%) au mois de février ne provoque aucun sursaut d'optimisme (le taux d'utilisation des capacités stagne à 80,8%) et symétriquement, le "profit warning" de Google et la chute des bénéfices d'AIG en 2005 (-72%) ne plombe pas la tendance comme certains le redoutaient en préouverture.
L'Euro-Stoxx (-0,25%) s'inscrit dans le rouge pour la 1ère fois depuis le début de la semaine, Francfort, Amsterdam et Milan reculent de -0,3%, le FTSE 100 résiste, l'indice de référence de la Bourse de Londres avance encore de 0,1% à 6.000Pts points, un seuil qui n'avait plus été approché depuis cinq ans.
En Europe, le secteur de l'assurance se trouve sous les feux de la rampe et Zurich Financial bondit de presque 5% après la publication d'un article du Wall Street Journal évoquant le scénario d'un rapprochement avec l'assureur américain St. Paul Travelers.
A Paris, le titre Vinci s'est envolé de +6% gràce à une recommandation à 'surpondérer' de JP Morgan: le courtier explique en effet avoir rehaussé son objectif de cours sur le titre de 100 à 105 euros en raison du potentiel des Autoroutes du Sud de la France (ASF).
Du point de vue macro-économique, l'évènement du jour, c'est la nette décrue du Dollar depuis 24H qui replonge sous les 1,2175/E et les 116,05Yen (soit -2,25% sur la semaine face à l'Euro alors que le plancher des 1,2200 est enfoncé).
Les menaces de frappes préventives envisagées par la Maison Blanche (fuites savamment orchestrées ?) contre les installations nucléaires implantées en Iran ("le plus grand danger pesant sur la planète" selon GW Bush) ont été occultées par des considérations plus techniques: cette séance équivaut, pour beaucoup de gérants, à la fin du 1er trimestre.
C'est la journée des "3 sorcières" qui marque l'expiration des contrats et options sur indices boursiers échéance mars (en Europe comme à Wall Street).
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