Pétrole et moral des ménages aident Wall Street à rebondir
| |
Wall Street a nettement rebondi mardi, profitant notamment du recul des cours pétroliers et de la légère amélioration du moral des ménages américains en juillet.
L'indice Dow Jones des 30 industrielles a gagné 266,48 points, soit 2,39%, à 11.397,56, après avoir cédé plus de 2% lundi, sur des craintes liées au secteur financier. Le S&P-500, plus large, a pris 28,83 points, soit 2,34%, à 1.263,20.
Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 55,40 points (2,45%) à 2.319,62.
Le moral du consommateur américain s'est légèrement amélioré en juillet par rapport à son point bas de 16 ans touché en juin, en raison d'inquiétudes un peu moins fortes au sujet de l'inflation, selon l'enquête du Conference Board.
Les investisseurs ne semblent guère avoir été émus par une baisse record des prix de vente des logements individuels en mai.
La franche baisse des cours pétroliers, avec un baril de brut léger américain qui a cédé mardi 2,54% à 122,19 dollars, un plus bas de six semaines, a aussi soutenu la tendance et en particulier les valeurs de la distribution et des compagnies aériennes, dont les indices sectoriels ont gagné respectivement 4,04% et 11,36%.
Dans ce contexte, les valeurs ayant publié des résultats supérieurs aux attentes ont été recherchées.
Amgen a gagné 2,98% à 62,28 dollars. Le laboratoire a fait état lundi soir d'un résultat trimestriel supérieur aux attentes grâce à un rebond surprise des ventes de son médicament contre l'anémie .
Colgate-Palmolive a bondi de 8,15%. Le groupe de produits d'hygiène a publié un résultat trimestriel en hausse de 19%, l'augmentation du prix de ses produits ayant compensé la flambée du coût des matières premières et la déprime de certains marchés en Europe occidentale.
U.S. Steel s'est adjugé 14,06% après des résultats trimestriels supérieurs aux attentes du marché.
REBOND DE MERRILL LYNCH
Merrill Lynch a finalement pris 7,89% à 26,25 dollars, après avoir d'abord reculé en séance. La banque d'affaires a annoncé avoir vendu pour 8,55 milliards de ses actions ordinaires, à 22,50 dollars par titre, sous le cours actuel du marché, dans le cadre d'une vaste augmentation de capital.
Certains analystes estiment que les dernières dépréciations d'actifs annoncées lundi par Merrill pourraient indiquer que les banques ont presque fini de purger leurs comptes de mauvais prêts immobiliers.
Jim Awad, président de W. P. Stewart Asset Management, à New York, y voit "le sentiment que Merrill est en train de se sortir de ses problèmes".
Citigroup a gagné 5,85%. Les analystes de la Deutsche Bank ont relevé leur estimation de perte 2008 pour la première banque américaine.