CAC 40: poursuite du processus de dévalorisation.
CAC 40: poursuite du processus de dévalorisation.
(CercleFinance.com) - La spirale baissière s'est poursuivie vendredi à la Bourse de Paris, avec un indice CAC 40 accusant un repli de 1,8% sur la séance et un décrochage de près de 3% sur l'ensemble de la semaine.A la clôture, le CAC s'arrimait à 4266 points tout juste et repassait une nouvelle fois sous le seuil des 4.300 points, un niveau qui n'avait plus été franchi à la baisse depuis la fin du mois d'octobre 2005.
Impossible d'étayer cette baisse par l'orientation de Wall Street ou de mauvaises statistiques américaines, puisque les marchés d'actions américains étaient fermés aujourd'hui pour cause de fête nationale ("Independance Day").
Quant au pétrole, son ascension semble marquer une pause, le baril se traitant désormais à 144,1 dollars le baril après avoir franchi la barre des 146 dollars le baril jeudi matin.
Pour Alain Bokobza, responsable de la stratégie européenne chez SG Securities, le processus de dévalorisation des marchés européens ne fait que commencer.
"L'optimisme a été beaucoup trop grand par rapport à d'autres régions du monde", estime l'analyste, qui dit pronostiquer une poursuite de la dégradation des facteurs cycliques sur le Vieux Continent.
Dans ce contexte, la journée a été marquée par une montée en puissance de l'aversion au risque et une course effrénée vers la liquidité. Et les valeurs financières ont une nouvelle fois été les plus affectées.
Selon Goldman Sachs, les banques européennes pourraient encore devoir lever entre 60 et 90 milliards d'euros afin d'améliorer la situation de leur capital après la crise financière. Le bureau d'études a revu à la baisse ses estimations sur le secteur.
A Paris, les titres Dexia (-3,4%), BNP Paribas (-2,8%) et Crédit Agricole (-2,5%) accusaient tous de lourds replis à la clôture.
Seb (-7,8%) affichait la deuxième plus forte baisse de l'indice SBF 120, victime d'une dégradation de recommandation de la Société Générale. L'intermédiaire a décidé de passer d'un conseil d'achat à la vente sur le fabricant de petit électroménager, avec un objectif de cours ramené de 50 à 33 euros.
SeLoger.com plongeait de 8,4%, après avoir réduit ses perspectives financières pour 2008, avec un Ebitda qui devrait finalement s'établir entre 36 et 37 millions d'euros, contre 39 millions initialement anticipé. La direction explique notamment que le basculement des dépenses publicitaires des agents immobiliers du support papier vers l'Internet s'opère moins rapidement qu'anticipé et que la moins bonne tenue du marché de l'immobilier entraîne un certain attentisme de la part des clients notamment en province.
Publicité