CAC40: voyage au bout de la déprime, casse 4300 avant BCE.
CAC40: voyage au bout de la déprime, casse 4300 avant BCE.
(CercleFinance.com) - Encore une très mauvaise journée boursière à Paris (-1% à 4.296Pts): l'actualité du jour a basculé côté "déprime" avec le recul des stocks de "brut" américains (-2 millions de barils la semaine dernière) qui provoque une remontée du pétrole à 141,6$ et une rechute symétrique du Dollar sous les 1,5870E (à 1% du plancher historique) en cette veille de réunion de la BCE qui s'annonce pénible pour les marchés.
Prenant le contrepied de récentes déclarations "modérées" concernant l'évolution de la politique monétaire, JC Trichet réaffirme la nécessité d'agir sans faiblesse vis à vis de l'inflation... ce qui semble indiquer que la hausse de taux attendue demain ne restera pas un geste unique.
Aux USA, le marché du travail se dégrade: le secteur privé américain a détruit 79 000 emplois au mois de juin selon le cabinet Automatic Data Processing (ADP), quand les économistes tablaient seulement sur 20.000 destructions. Mais les statistiques officielles ne seront publiées que demain par le Département du travail US. Des chiffres bien souvent sans comparaison avec ceux d'ADP.
Emploi et pouvoir d'achat en berne, crise de l'immobilier... les opérateurs se remémorent dans la foulée les difficultés du promoteur britannique Taylor Wimpey qui faute de parvenir à lever dans l'urgence 500 millions de Livres apparaît condamné et plonge de -50% à la Bourse de Londres.
En y ajoutant les commentaires de Merrill Lynch concernant une faillite de General Motors (-6,6% à Wall Street à 10,95$)... il est facile de comprendre pourquoi les indices boursiers européens s'apprêtent à clôturer sur une note de lourdeur: le CAC40 cède -1,03% sous les 4.300Pts (le plancher annuel des 4.307Pts a donc été enfoncé en fin d'après-midi), Amsterdam perd -1,5%, Londres -0,5% (un score identique à celui du Nasdaq après 2 heures de cotations), Francfort -0,2%.
Il n'y a pas eu que de mauvaises nouvelles économiques aujourd'hui... mais elles ont été éclipsées par le facteur "Dollar": es commandes à l'industrie ont augmenté de 0,6% en mai à 448,7 milliards de dollars, après une hausse de 1,3% en avril (révisé en hausse après +1,1% en estimation initiale). Le Département du Commerce a en outre confirmé sa première estimation d'une très légère hausse concernant les commandes de biens durables pour le mois de mai, après une baisse de 1% en avril.
A Paris, les valeurs des secteurs automobiles et financiers ont eu le vent en poupe ce mercredi mais ont nettement réduit leurs gains en fin de journée: Crédit Agricole gagnait +0,81%, BNP Paribas +0,4%, Société Générale s'adjugeait 0,1%.
A l'inverse, Danone (-3%) fait partie des plus mauvaises performances des valeurs du CAC. Le géant de l'agroalimentaire fait l'objet de 2 dégradations de deux analystes. Cheuvreux a en effet décidé d'abaisser son opinion de "surperformance" à "sous-performance ". De son côté, Morgan Stanley a dégradé sa recommandation sur le titre de "surpondérer" à "pondérer en ligne", avec un objectif ramené de 62 à 50 euros.
Carrefour abandonnait de son côté -2,75%, L'Oréal -2,6%, PPR -2,1%.
Le secteur qui s'impose pour la seconde séance consécutive comme le "grand perdant" du jour fut celui des matériaux de construction/matériaux de base avec Lafarge à -3,6%, Saint Gobain à -6,% et Arcelor-Mittal à -6,1%.
Pernod Ricard continue sa chute et recule de 2,2%, le groupe de vins et spiritueux avait cédé plus de 6% mardi alors que son concurrent Fortune Brands a lancé un avertissement sur ses résultats.
Mais c'est Vallourec qui signait la plus forte baisse avec un repli de 6,45%: dans le climat acuel, toute opportunité de dégager du "cash" est bonne à prendre, quand bien même le pétrole reste proche de ses sommets.
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