Fin de semaine déprimée, CAC sous les 4 400 pts.

Publié le par ludoverblog

Fin de semaine déprimée, CAC sous les 4 400 pts.
(CercleFinance.com) - La proximité du week-end, l'incapacité de Wall Street à préserver ses gains initiaux, un Dollar en berne sous 1,5750E, la chute de l'indice de confiance du Michigan (-3,4Pts à 56,4) ont poussé les investisseurs et les traders à réduire la voilure en cette avant dernière séance du 1er semestre 2008.


Le CAC40 a terminé la séance sur une baisse de 0,65% à 4 397 points, signant ainsi sur l'ensemble de la semaine un repli de 2,5% environ. L'Eurostoxx-50 s'est inscrit quant à lui sur un repli de près de 0,9% sur la séance et de 2,6% sur la semaine.

Outre Atlantique, le Dow Jones (-0,5%) cumule une perte de -4% sur la semaine, le Nasdaq en est à -4,1%.

Les marchés ont toutefois eu tendance à réduire leur perte en cours de séance, Londres terminant même sur un revenir à son cours de jeudi soir, la déprime initiale ayant été tempérée par les bons indicateurs américains en début d'après-midi.

Les dépenses des ménages américains ont augmenté de 0,8% en mai à dollars courants, alors qu'elles n'avaient progressé que de 0,4% en avril et de 0,5% en mars. De plus, le revenu des ménages a grimpé quant à lui de 1,9% en mai, après des hausse de 0,3% en avril comme en mars.

L'indice PCE, une mesure de l'inflation particulièrement surveillée par la Réserve fédérale, a progressé de 0,4% le mois dernier, après une hausse de 0,2% en avril. L'indice 'core' a augmenté de 0,1%, même rythme que le mois précédent... mais avec un pétrole à 141$, les statistiques et le pouvoir d'achat sont en train de divorcer radicalement.

Ces bonnes nouvelles n'ont toutefois pas suffit à endiguer la tendance d'ensemble: les gérants US savent bien que cette embellie n'est due qu'au chèque de 800$ reversé à chaque contribuable américain.

Le vent de déprime qui souffle depuis le 2 juin dernier s'est transformé en bourrasque avec la nouvelle flambée du baril de brut (il avait franchi pour la première fois le cap des 140 dollars hier soir, faisant s'effondrer Wall Street) qui vient de dépasser le seuil des 142$ ce midi.

Ce regain de vigueur de l'or noir intervient au lendemain des déclarations du président de l'Opep qui n'a pas écarté une flambée estivale jusqu'à 150 ou 170 dollars, voire même 300 dollars en cas d'intervention militaire en Iran.

Au chapitre des sociétés parisiennes, les valeurs pétrolières et parapétrolières profitent de la nouvelle envolée des prix du baril de pétrole. Ainsi, Vallourec a enregistré la plus forte hausse sur le CAC40 (+5,5%), Total s'adjugeant quant à lui 2%.

Les valeurs automobiles et financières évoluent en ordre dispersé.
Crédit Agricole a gagné 1,1% alors que Dexia (-4,2%) a accusé la deuxième plus forte baisse du CAC, sa filiale FSA continuant de faire l'objet d'attaques visant à accréditer les rumeurs de lourdes pertes pouvant aboutir à la privation de sa notation "AAA". Dans le même secteur des financières, Axa a chuté de 2,3% et BNP-Paribas de 1,8%
Evolutions contradictoires là aussi dans le secteur automobile où Michelin a gagné 1,4% tandis que Renault a chuté de 2,7%.

Carrefour, qui avait signé hier la plus forte baisse du CAC 40, a récidivé ce vendredi et lâché 7,9% après la publication d'un "profit warning" sur ses résultats opérationnels. JP Morgan, qui avait dégradé la valeur hier, a revu ce jour à la baisse ses estimations sur le groupe de distribution (dont le cours est au plus bas depuis octobre 2004).

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Publié dans Bourse

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