Paris: clôture sous 4500, conjoncture américaine alarmante.

Publié le par ludoverblog

Paris: clôture sous 4500, conjoncture américaine alarmante.
(CercleFinance.com) - Le marché parisien est en train de réaliser le pire mois de juin des 40 dernières années avec une perte de -10,8% qui dépasse largement les -8,85% de juin 2002.
Les 13,3% de perte du mois de janvier ne sont pas encore effacés des tablettes mais il suffirait que le CAC40 chute de 2,5% supplémentaires d'ici vendredi pour que le "gap" des 4.348Pts du 28 octobre 2005 soit enfin refermé... et le score de janvier égalé.

Le CAC40 vient d'ailleurs de retracer par deux fois au cours de la séance de mardi le plancher annuel de clôture des 4.430Pts avant de reprendre rapidement +1,5% sur ses plus bas... mais avec une rechute de -0,3% au cours des dernières secondes, le score final ressortait négatif de -0,83%.

L'indice CAC s'était redressé jusque vers 4.500 (vers 17H) dans le sillage des indices US, avec Dow Jones repassé de -100Pts à +15Pts et un "S&P-500" qui retrouvait l'équilibre après une entame de séance négative de -1% mais les acheteurs n'ont voulu prendre aucun risque et ont allégé leurs positions au dernier moment.
A mi-séance, le "S&P-500" grappille +0,3%, le Dow Jones +0,35% et le Nasdaq ressort symboliquement du rouge (+0,05%).

C'est méritoire car les statistiques du jour sont ressorties très négatives aux Etats Unis avec un nouvel effondrement des prix immobiliers dans la totatlité des régions (le recul le plus rapide affectant toujours Las Vegas et Miami) et une chute sans précédent de l'indice de confiance des consommateurs (de 58 en mai vers 50,4 en juin) et de leurs "attentes" qui ressortent au plus bas (à 41, contre 47,3 en mai) depuis que cet indice est calculé par le Conference Board. La composante sur la "situation actuelle" est ressortie en baisse à 64,5 en juin contre 74,2, soit la chute la plus brutale de l'année 2008.

Alors que les marchés pétroliers flambent de nouveau sur fonds de tensions géopolitiques au Moyen-orient et au Nigéria, le prix du baril continue de faire du yo-yo: il avait progressé jusque vers 137,6$ dans l'après-midi -ce qui entraînait comme corrolaire un brusque affaissement du dollar de -0,5% à 1,5605$- mais il retombe ce soir vers 136$.

Conséquence de la flambée des cours du pétrole, UPS a révisé à la baisse ses prévisions pour le deuxième trimestre, invoquant également le ralentissement de l'économie américaine.

Dans un tel contexte, seule une poignée de valeurs tirait son épingle du jeu sur le marché parisien.
Les valeurs financières bénéficient d'un petit sursaut au lendemain de leur lourde chute. Ainsi, BNP Paribas s'adjuge 1,95%, Crédit Agricole +1,4% (le cours avait bondi de +3,3% peu avant le "fixing" de clôture) et Société Générale ou Dexia (+0,7%) surperformaient le CAC40.

Unibail Rodamco a repris 1,3%, après le relèvement de recommandation de Crédit Suisse de Sous-performance à Neutre pour des questions de valorisation.

Total (-0,5%) ne profitait guère de la fermeté des cours de l'or noir, le titre a été affecté par la vente de paniers indiciels.

A l'inverse, les valeurs cycliques semblaient à la peine à l'instar d'Alstom (-3,5%) et de Bouygues (2,6%). Carrefour perdait également -3,3% et Vinci se retrouve presque "lanterne rouge" avec -3,4%. Mauvaise journée également pour les "utilities": le poids lourd EDF lâchait -2,3%, Suez et Véolia -3 et -2,8% respectivement.


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Publié dans Bourse

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