Léger rebond à Paris, reflux du pétrole.
Léger rebond à Paris, reflux du pétrole.
(CercleFinance.com) - Au terme d'un parcours hésitant, les Bourses européennes ont achevé la séance en territoire positif.L'orientation favorable des marchés américains et le reflux des prix du pétrole furent autant de facteurs aptes à maintenir les indices du vieux continent dans le vert.
Le CAC 40 a ainsi achevé la séance en hausse de 0,2% à 4672 points. Les autres places européennes ont également terminé dans le vert à l'instar du Dax de Francfort qui s'est adjugé 1%, l'Ibex de Madrid gagne quant à lui 2%, la plus forte hausse des principaux indices européens, le DJ Eurostoxx a repris 1%.
Outre Atlantique, les marchés sont en hausse, le Dow Jones et le Nasdaq gagnent tous deux 1,5%.
Les ventes au détail ont de fait augmenté de 1% aux Etats-Unis au mois de mai, soit leur plus forte progression en six mois, en dépit de la flambée des prix des carburants. Les économistes n'attendaient qu'une hausse de 0,5%.
Par contre, les prix à l'importation ont augmenté de 2,3% en mai, ce qui porte leur progression sur un an à 17,8%. Les tensions inflationnistes se confirment avec la faiblesse du billet vert ces derniers mois.
Sur le terrain de l'emploi, les nouvelles sont également contrastées avec des inscriptions hebdomadaires au chômage en hausse de 25 000.
Annoncées à 16h00, les stocks des entreprises ont augmenté de 0,5% au mois d'avril, d'après les chiffres communiqués par le Département du Commerce.
Les chiffres de l'inflation viennent conforter les anticipation d'un durcissement de politique monétaire de la Fed, soutenant ainsi le dollar : l'euro recule ainsi de près de 1% par rapport au billet vert à 1,54 dollar.
Ce renforcement de la devise américaine favorise à son tour une détente sur le marché pétrolier, le baril reculant de 2,7% à 132,7 dollars.
Sur le CAC 40, les valeurs financières s'affichent parmi les plus fortes hausses, profitant de rachats à bon compte après la chute des marchés des dernières séances. Crédit Agricole prend la tête de l'indice (+4,3%), devant Dexia (+4,2%), BNP Paribas et Axa (+2,7% tous deux) ou Société Générale (+1,5%).
A l'inverse, EDF (-5,6%) signe la plus forte baisse du CAC 40. L'électricien tricolore aurait refusé de relever son offre sur le britannique British Energy.
Gaz de France recule quant à lui de 2,5% après avoir reçu de la Commission européenne une liste de griefs faisant état de présomptions sur une concertation avec l'allemand E.ON.
STMicroelectronics (-2,2%) fait également partie des plus forts replis ce jeudi alors que la SIA (Semiconductor Industry Association) a annoncé hier une révision en baisse de ses prévisions de croissance globale pour l'industrie des semi-conducteurs en 2008. L'association anticipe une progression de 4,3% de contre une croissance de +7,7% précédemment attendue.
Hors CAC, Rodriguez Group s'offre une hausse de 3,7% après avoir fait état de résultats semestriels en forte baisse, plombés par de nouvelles provisions pour dépréciations sur ses stocks de bateaux d'occasion. Les analystes mettent toutefois en évidence la progression de 8% à 580 millions d'euros du carnet de commandes du fabricant de yachts.
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